L'audiovisuel et le développement en Afrique : aspects juridiques et financiers

par Ghislain Yves Hervé Adoukonov Santos

Thèse de doctorat en Droit public

Sous la direction de Serge Regourd.

Soutenue en 1999

à Toulouse 1 .


  • Résumé

    Les solutions proposées par le droit au développement des états africains ont privilégié durant des décennies une approche économique au détriment des spécificités culturelles du continent. Pourtant, l'amélioration des conditions de vie des citoyens, le raffermissement du processus démocratique et l'essor économique des états dépendent aussi de la prise en compte des paramètres culturels. A la faveur du processus démocratique en cours sur le continent, depuis le début des années 90, l'Afrique doit saisir l'opportunité qu'offre la communication audiovisuelle pour l'éducation des citoyens. Dans cette perspective, la radio et la télévision représentent de puissants vecteurs pour le changement des mentalités dans les sociétés africaines, par essence de tradition orale. Deux principales tendances semblent se dégager. D'une part, les médias audiovisuels peuvent accélérer l'enracinement de la démocratie au niveau de toutes les catégories sociales et contribuer à l'avènement d'un état de droit. A cet effet, la création des instances de régulation de l'audiovisuel correspond au souci d'arbitrer l'accès des partis politiques et de la société civile aux médias d'état, principe inscrit dans les nouvelles constitutions africaines. D'autre part, la communication audiovisuelle doit s'inspirer des facteurs sociolinguistiques du continent pour la vulgarisation de modèles endogènes pour un développement durable en Afrique. C'est pourquoi, les cahiers de charges et de missions imposent des quotas de diffusion d'émissions aux fins de développement et d'œuvres nationales et africaines en matière de divertissement. Cependant, le respect de ces quotas suppose l'existence de productions locales de programmes encore insuffisantes aujourd'hui. D'où l'intérêt pour les états africains de promouvoir une véritable politique de financement de la communication audiovisuelle. Face à l'essoufflement de l'actuel mode de financement basé sur la redevance et les recettes publicitaires, il convient d'envisager la création de fonds d'aide à l'industrie de productions audiovisuelle et cinématographique. Le recours à d'autres ressources financières s'avère indispensable.

  • Titre traduit

    Audiovisual and development in africa legal and financial aspects


  • Résumé

    The solutions proposed by the law of development concerning African countries have been mostly, during decades, in favour of an economical approach rather than considering cultural specifications of the continent. But the improvement of the citizen's conditions of life, the strengthening of the democratical process and the development of the economy of the states necessitate also taking into account cultural parameters. In favour of the ongoing democratical process in the continent since the 90's, Africa should take advantage of the opportunities by audiovisual communications for the education of its citizens. In this prospect, radio and television can be considered as major tools permitting changes in mentalities of African societies. Two main trends can be underlined. In the one hand, audiovisual media can accelerate the strengthening of democracy at all levels of social categories and contribute to the enforcement of a state of law. It is in this regard that audiovisual regulatory bodies were created in order to arbitrate the access of political parties and the civil society to state owned medias. This principle is indeed guaranteed by new African constitutions. In the other hand, audiovisual communication should also take into account sociolinguistic factors of the continent in order to facilitate the popularization of endogenous models for a sustainable development in Africa. This is the reason why the contract and mission requirements have provided obligations in terms of quotas for the broadcasting of programmes for development and also the broadcasting of national and African entertaining programmes. However, in order to respect these obligations, local productions should be much more developed than nowadays. African countries have to promote a real financing policy for audiovisual communication. The current deficient financing modality based on taxes and advertising revenues should be completed by the creation of a special fund in order to help audiovisual and cinematographic industries. The recourse to other financial resources seem to be essential.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (479 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 429-465. Index thématique f. 466-469. Annexes

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Toulouse 1 Capitole. Service commun de la documentation. Bibliothèque de l'Arsenal.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : KJV164/R5/1999-7-1
  • Bibliothèque : Université Toulouse 1 Capitole. Service commun de la documentation. Bibliothèque de l'Arsenal.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : KJV164/R5/1999-7-2

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque Universitaire Droit, science politique,économie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFT 1169
  • Bibliothèque : Université de Strasbourg. Bibliothèque de recherche juridique.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MICROF/ADO
  • Bibliothèque : Université Toulouse 1 Capitole. Service commun de la documentation. Bibliothèque de la Manufacture des tabacs.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : GM1001-1999-33
  • Bibliothèque : Université Paris-Est Créteil Val de Marne. Service commun de la documentation. Section Droit.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.