Des plantes et des dieux dans les cultes afro-bresiliens, essai d'ethnobotanique comparative afrique/bresil.

par MING LI ANTHONY

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Pierre Erny.

Soutenue en 1999

à Strasbourg 2 .

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  • Résumé

    Dans le foisonnement des cultes de possession afro-bresiliens, deux grandes tendances religieuses se font jour, differant par leur motivation et leur ideologie : l'umbanda syncretique, a tendance universaliste, anime par la volonte d'apporter une solution pour tous, et le candomble "africanisant", "yorubanisant", qui cree un espace federateur pour les noirs bresiliens. Ces differences n'empechentpas une profonde affinite residant dans la croyance en l'existence de forces spirituelles emanant de la nature. Pour preserver le lien essentiel avec la nature chaque centre s'adapte, trouvant une solution originale, certains investissant des sites "naturels". La sacralisation de ces sites a une incidence sur la biodiversite vegetale : conservation de la flore autochtone d'une part, et, de l'autre, introduction de plantes rituelles, etrangeres a l'ecosysteme local. Dans le systeme de pensee afro-bresilien, tous les elements de l'univers, les plantes en particulier, sont repartis entre les divinites du pantheon yoruba, les orixas, selon une logique analogique. L'analyse du systeme classificatoire des plantes, dont l'importance provient de ce qu'elles sont considerees comme le vecteur de laforce (axe) des orixas, demontre comment les classifications africaines se renouvellent, absorbent les connaissances d'autres cultures, s'adaptent a l'environnement moderne urbain et lusophone du bresil. Enfin, une vaste etude comparative des plantes utilisees dans le culte des orixas de part et d'autre de l'ocean permet d'evaluer comment le peuple yoruba deracine au xixe siecle s'est adapte a laflore du nouveau monde. Malgre une perte quantitative au bresil de 90% du corpus vegetal traditionnel yoruba, deux aspects principaux apparaissent : une tendance conservatrice d'une part qui se manifeste dans la volonte de retrouver au nouveau monde les memes plantes qu'en afrique, et un aspect innovateur d'autre part, qui se traduit dans l'adoption de nouvelles especes inconnues en afrique.


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Informations

  • Détails : 328 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 154 ref.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
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