Justice et << neutralite >> de la concurrence au regard de la repartition des richesses dans l'oeuvre de leon walras

par ELISABETH HUCK

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Ragip Ege.

Soutenue en 1999

à Strasbourg 1 .


  • Résumé

    Dans sa << theorie de la propriete >> (1896), leon walras preconise la nationalisation des terres et la suppression des impots sur les revenus du travail et du capital pour garantir la << justice de la repartition >>. Le noeud de son argumentation est la demonstration de la << justice de l'echange >> a laquelle seraient conformes les conditions de la concurrence, etablies dans les elements d'economie politique pure (1874-77, 1ere ed. ). La these evalue cette resolution de la << question sociale >>, en integrant l'economie pure dans l'ensemble du projet walrassien. L'auteur met en evidence trois circularites du raisonnement walrassien. Tout d'abord, leon walras assimile le prix unique et le prix concurrentiel. Ensuite, la << justice de l'echange >> se caracterise par l'absence d'effets redistributifsde l'echange et de la production. Or, dans l'economie pure, cette << neutralite >> constitue deja un postulat de la definition analytique de la libre concurrence, qui presuppose en effet la neutralite distributionnelle du tatonnement. Cet imperatif preside a la construction du modele du tatonnement dans toutes les editions des elements. Enfin, leon walras rejette la question de la repartition en amont de l'echange mais sa resolution, relative aux seuls capitaux naturels, presuppose la justice de la repartition initiale des capitaux artificiels donc des moyens de production. L'auteur montre egalement que le discours de l'auteur des elements, en matiere de justice et de sociabilite, differe de celui du << jeune walras >> et de son pere. Mais ces deux discours, lies a deux conceptions alternatives de la concurrence, sont fondes a defendre une meme ideologie : les << walras >> operent tous deux une << neutralisation >> de l'echange ; ils font preuve d'un certain scientisme, en refusant de reconnaitre que la question de la repartition doit etre apprehendee sur le terrain du politique et du droit positif et non pas de la science pure, naturelle ou morale.


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Informations

  • Détails : 330 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 237 ref.

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