Les recepteurs opioides et orl1 : distribution, pharmacologie et fonction dans le systeme immunitaire

par JEAN PELUSO

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Brigitte Kieffer.

Soutenue en 1999

à Strasbourg 1 .

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  • Résumé

    Les recepteurs aux opiaces (, , ) et le recepteur de la nociceptine (orl1) appartiennent a une sous-famille de recepteurs couples aux proteines g. Les proprietes immunomodulatrices des opioides sont decrites par de nombreux travaux. Dans l'hypothese d'un mecanisme d'action direct des opiaces sur le systeme immunitaire, nous avons entrepris d'evaluer l'expression des recepteurs opioides dans les cellules immunitaires murines et humaines. Seul les arn messagers des recepteurs et sont detectables dans le systeme immunitaire, a des taux tres faibles compares a ceux obtenus dans le snc. Contrairement a notre attente, le transcrit est reste non detectable. Notre etude d'une souris deficiente en recepteur a montre que son expression etait toutefois necessaire pour les principaux effets immunosuppresseurs de la morphine. La modulation de la reponse immunitaire par les opiaces pourrait donc resulter d'une action indirecte, via les recepteurs opioides du snc. Le systeme orl1/nociceptine, dont le role neuromodulateur commence a etre connu dans le snc, pourrait egalement reguler des fonctions peripheriques dont la reponse immunitaire. Afin de determiner si ce systeme peut interagir directement sur la fonction immune, nous avons realise une etude comparative de l'expression du recepteur orl1 dans les systemes nerveux central et immunitaire. Contrairement a l'expression des recepteurs opioides, l'expression des transcrits orl1 s'est averee aussi importante dans les cellules immunitaire que dans le snc chez l'homme. Nous avons ensuite demontre l'expression fonctionnelle de la proteine orl1 dans les membranes de cellules immunitaires par des experiences de liaison de 3hnociceptine et de 3 5sgtps. Par des experiences preliminaires, nous avons aussi observe que des doses pharmacologiques de nociceptine tendent a diminuer les reponses de proliferation et de secretion de cytokines par les mononucleaires sanguins humains. En conclusion, l'ensemble de ces resultats suggerent que le systeme orl1/nociceptine pourrait representer un systeme immunomodulateur a part entiere.


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Informations

  • Détails : 101 p.
  • Annexes : 340 ref.

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  • Disponible pour le PEB
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