Etudes pharmacologiques et structurales des peptides E bovin et amphibien, dérivés de la proenképhaline A

par Eric Condamine

Thèse de doctorat en Chimie organique

Sous la direction de Daniel Davoust.

Soutenue en 1999

à Rouen .


  • Résumé

    Un peptide dérivé de la proenképhaline A a été isolé en 1995 à partir d'un extrait de cerveau de grenouille verte européenne (Rana Ridibunda) et nommé peptide E de grenouille. Ce peptide de 25 acides aminés ne diffère du peptide E de boeuf (proenképhaline A [206-230]) que par deux substitutions d'acides aminés (M15 →Q et L25→M). Depuis la découverte du peptide E bovin (1981), ce peptide était décrit comme un agoniste sélectif du récepteur mu ayant une puissante activité analgésique. Cependant, les premieres études pharmacologiques entreprises sur le peptide E de grenouille n'ont montré aucune activité antinociceptive significative. Face à de telles différences d'activité, alors que les peptides présentent une grande homologie de structure primaire, nous avons entrepris une analyse des relations structure-activité sur les peptides E de boeuf et de grenouille. L'étude pharmacologique a été reprise en élargissant l'investigation à plus forte dose, et la détermination des structures secondaires des deux peptides a été mise en oeuvre. - les effets pharmacologiques mesurés (épreuves de la plaque chaude et des crampes abdominales) sont identiques pour les deux peptides. L'activité antinociceptive, mettant en jeu le système opioïdergique, ne s'exprime qu'à forte dose et met donc en doute le caractère analgésique puissant prêté au peptide E bovin dans la littérature. - l'étude structurale a été réalisée par calculs de prédiction de structure secondaire, dichroïsme circulaire, résonance magnétique nucléaire et modélisation sous contraintes RMN. Les deux peptides adoptent des structures secondaires similaires, incluant une partie hélicoïdale entre les résidus 10 et 20, en accord avec les résultats pharmacologiques identiques relevés. Les résultats obtenus sont discutés en regard de la β-endorphine qui possède une très forte activité antinociceptive et une structure secondaire relativement semblable à celles des peptides E.


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  • Détails : 1 vol. (230 p.)
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  • Cote : 99/ROUE/S020
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