Un mouvement de jeunesse entre Révolution nationale et Résistance : les compagnons de France 1940-1944

par Rozenn de Kerangal

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Maurice Vaïsse.

Soutenue en 1999

à Reims .


  • Pas de résumé disponible.

  • Titre traduit

    ˜A œYouth movement between national revolution and resistance : the compagnons of France 1940-1944


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    En juillet 1940, naissent sous la responsabilité d'Henry Dhavernas, les compagnons de France (cdf). Leur premier objectif est la prise en charge, dans des chantiers d'intérêt collectif, de jeunes refugies séparés de leur famille, souvent sans ressource. Soutenus financièrement et moralement par le maréchal Pétain qui souhaite faire d'eux le fer de lance de la révolution nationale, les cdf ne tardent pas à symboliser le renouveau de la jeunesse française, ardente au travail, respectueuse de la famille et de la patrie et robuste dans son corps. En mai 1941, Dhavernas est remplacé par Guillaume de Toumemire, officier en congé d'armistice. La vocation éducative du mouvement est alors affirmée. Des centres de formation professionnelle gérés par les cdf proposent à la jeunesse populaire une formation artisanale ou agricole, adaptée a la France préindustrielle que Vichy souhaite rénover. Des "cites" compagnons encadrent les jeunes pendant leurs loisirs et diffusent le projet social et culturel de l'état français (solidarité entre générations, régionalisme. . . ). Si l'arrivée de Toumemire constitue un tournant dans l'histoire des cdf, ce n'est pas seulement sur le plan pédagogique mais aussi politique. Sa nomination représente le premier acte d'indépendance de la maitrise du mouvement par rapport aux autorités vichystes tentées par une politisation de celui-ci. Car Tournemire revendique l'autonomie financière et doctrinale de son organisation. Son souci est de la tenir à l'écart des débats concernant la politique du gouvernement envers l'occupant et la résistance. Ce principe ne l'empêche pas d'afficher germanophobie et fidélité à Pétain, position ambiguë qui explique le double engagement compagnon pour la révolution nationale et dans la résistance civile, humanitaire et pour certains militaire. Notre objectif a été d'expliquer la possible existence d'une résistance multiforme issue d'un mouvement de jeunesse vichyste et d'en mesurer l'efficacité selon les domaines.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 4 vol. (727 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 196 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Reims Champagne-Ardenne. Bibliothèque universitaire. Section Droit-Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : École pratique des hautes études. Service Commun de la documentation, des bibliothèques et des archives.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MMc 355
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.