La Centrafrique de Bokassa (1965-1979) : force et déclin d'un pouvoir personnel

par Emmanuel Germain

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de François-Paul Blanc.

Soutenue en 1999

à Perpignan .


  • Résumé

    Le 31 décembre 1965, le colonel Bokassa s'empare du pouvoir en Centrafrique et y instaure une dictature personnelle qui dure jusqu'en 1979. S'auto proclamant successivement président-à-vie, maréchal puis empereur lors d'un sacre "napoléonien", il élimine sauvagement tous ses opposants. Dénoncé par les médias occidentaux comme un massacreur d'enfants, il est renversé en 1979. Comment a t il pu rester aussi longtemps au pouvoir ? Pourquoi a t-il eu des obsèques nationales ? Pourquoi fait-il maintenant officiellement partie des grands hommes de son pays ? Ces contradictions apparentes peuvent etre comprises à travers l'étude des rapports de pouvoir et d'obéissance en Centrafrique. La thèse soutenue tente d'analyser le rôle des structures du pouvoir et des mythes traditionnels dans la vitalité et la chute du régime. Elle relativise la perception occidentale des régimes autoritaires africains. Elle souligne le rôle des représentations mythiques du chef dans l'inconscient collectif centrafricain.

  • Titre traduit

    Centrafrica from Bokassa (1965-1979) : strengh and decline of a personnal power


  • Résumé

    On December 31, 1965, colonel Bokassa seized power in Central Africa and implemented a personal dictatorship which lasted until 1979. Nominating himself successively president-for life, marshal and finally emperor during a "napoleonic" coronation ceremony, he savagely eliminated all his opponents. Accused by the western media of having butchered children, he was overthrown in 1979. How did he succeed in remaining in power for so long? Why did he have national funeral? Why is he now officially recognised as a great man in his country? These apparent contradictions can be understood through the study of power and obedience in central Africa. This thesis aims to analyse the role of the power structures and the traditional myths in the vitality and the fall of the regime. It relativists the western perception of authoritarian African regimes and points out the role of the mythical representation of the chief in the Central African collective unconscious

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Informations

  • Détails : 1 vol. (216-XIII f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie f. II-VI

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Perpignan Via Domitia. Service commun de la documentation. Section Droit et Sciences économiques.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TD 1999 GER
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