Le miroir comme emblème de la peinture : ses figurations et transfigurations de Vermeer à Richter

par Soko Phay-Vakalis

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Christine Buci-Glucksmann.

Soutenue en 1999

à Paris 8 .


  • Résumé

    La premiere image qui se faconne dans le miroir est celle du corps qui s'y decouvre. Le miroir est essentiel pour l'homme, qui n'a cesse de vouloir y distinguer ses propres traits, comme en temoigne le mythe tragique de narcisse. Or, dans de pictura, alberti pretend precisement que l'inventeur de la peinture est narcisse. C'est supposer que la peinture doit etre reflexive, c'est-a-dire une copie de la realite. Des la renaissance, le miroir devient un critere, une reference pour les peintres, car l'image dans le miroir (comme le tableau) est regie par les lois de la perspective. Le narcisse d'alberti est une invention moderne que la peinture de siecle en siecle va reprendre a son compte comme une fonction de legitimation ou d'ecart. Mais, la fonction du miroir comme embleme de la peinture est remise en question par l'invention de la photographie qui peut, grace a la finesse du detail, mieux rendre compte de la realite meme. Le miroir comme embleme de la peinture va evoluer. Au xxe siecle. Le miroir comme "motif", utilise par des peintres comme matisse, bacon ou magritte, connait des deformations, des subversions et des metamorphoses. Ces "manieres" de contourner, voire de deconstruire la theorie qui soutient que l'art est le miroir de la realite, montrent cependant une volonte de continuer la tradition de la peinture figurative et imitative. Comme la peinture ne peut pour l'exactitude rivaliser avec la photographie, le miroir va finir par se substituer a la toile, devenir support et surface. Il est, alors, tranforme en "medium artistique", c'est-a-dire qu'il n'est plus seulement objet de representation ou metaphore de la mimesis, mais il accede au statut "d'oeuvre d'art". N'etant plus seulement critere, reference, le miroir tient un autre role, celui d'un "operateur d'echanges" entre le spectateur et son environnement. Pistoletto avec ses tableaux-miroirs ou encore richter, kowalski ont voulu deconstruire le "point de vue divin" de la renaissance, pour construire denouvelles voies de visibilite.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (392 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 364-386 (173 réf.)

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TH 1239/1,2
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