Le grignotage : sa definition physiologique. mise en evidence de ses consequences metaboliques et comportementales a court terme chez l'homme

par CORINNE MARMONIER

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées

Sous la direction de JEANINE LOUIS SYLVESTRE.

Soutenue en 1999

à Paris 7 .

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  • Résumé

    La sequence alimentaire, qui represente le nombre, l'importance et la repartition des prises alimentaires au cours du nycthemere, s'est recemment modifiee dans nos societes developpees, avec une augmentation du nombre de prises. Si cette modification conduisait a un bilan energetique positif, elle pourrait contribuer a la forte augmentation de la prevalence de l'obesite. Cet effet adipogene pourrait etre lie a la nature de ces prises. Certaines prises sont provoquees par un signal metabolique a l'origine de la sensation de faim, d'autres sont provoquees par le stress, l'occasion et non par la sensation de faim. Nous appellerons les premieres repas et les secondes grignotage. Nous avons fait l'hypothese que l'utilisation de l'apport energetique d'un repas ou d'un grignotage pouvait etre differente. Nous avons donc etudie les consequences metaboliques et comportementales d'un grignotage consomme entre le dejeuner et le diner a l'aide d'un protocole dont les principaux points sont : - sujets prives de reperes horaires (recreation d'une sequence alimentaire spontanee) - evaluation reguliere de l'etat de faim - diner spontanement demande - mesures en continu des parametres sanguins (glucose, insuline, acides gras) (experience 1 et 3) - mesures de l'oxydation des substrats (experience 3). Nos resultats (experience 1) montrent que quelle que soit sa place dans l'intervalle interprandial (iip), un grignotage de composition equilibree (1 mj) ne retarde pas l'heure de la demande du diner et ne reduit pas la prise energetique a ce repas. Nous avons ensuite etudie si ces consequences comportementales sont differentes en fonction de la composition du grignotage. En effet (experience 2), l'iip est differemment augmente par un grignotage hyperlipidique (hf), hyperglucidique (hg), hyperproteique (hp), consomme 2h avant l'heure prevue du diner (25, 34 et 60 min respectivement). En revanche, quelle que soit sa composition, le grignotage ne change pas la dimension du diner. Ces resultats peuvent etre interpretes en terme d'utilisation des substrats en fonction de la secretion d'insuline induite par les differents grignotages. Nous avons alors montre (experience 3) que l'insulino-secretion induite par un grignotage hg stimule fortement l'oxydation du glucose aux detriments des lipides. En revanche, un grignotage hp, tout en apportant des acides amines glucoformateurs, est moins insulinosecreteur et ne reduit pas l'oxydation lipidique. Ce travail fournit donc des elements d'explications metaboliques au faible pouvoir satietogene et au role adipogene du grignotage, c'est a dire des calories consommees en etat de satiete. Cet effet deletere est toutefois attenue lorsque le grignotage est hyperproteique.


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Informations

  • Détails : 201 p.
  • Annexes : 227 ref.

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  • Cote : TS1999
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