Jin Shengtan (1608-1661) et le commentaire du Pavillon de l'ouest : lecture et interprétation dans une poétique de l'indirect

par Rainier Lanselle

Thèse de doctorat en Etudes de l'Extrême-Orient

Sous la direction de François Jullien.

Soutenue en 1999

à Paris 7 .


  • Résumé

    La thèse examine la poétique élaborée par le critique Jin Shengtan (1608 - 1661) sur le Pavillon de l'ouest (Xixiangji) de Wang Shifu (vers 1300). Dans une première partie, elle étudie l'établissement de l’édition de l'œuvre par le poéticien, sa conception d'un art " théâtral" exclusivement destiné à la lecture, et la manière, très élaborée, dont il installe son commentaire au cœur même du texte, établissant ainsi un appareil critique sophistiqué capable d' << ausculter >> en profondeur les moindres détails du texte. Une deuxième partie se consacre à l'étude d'une poétique de l'indirect conçue comme reposant sur le mode de la naturalité. Le pavillon de l'ouest fait figure, aux yeux du poéticien, d'un <<modèle réduit>> de l'ordre même de la nature, un ordre dans lequel l'accès au sens nécessite un cheminement toujours détourné. La terminologie critique du commentateur est examinée de façon aussi exhaustive que possible, notamment à travers une étude des << procédés littéraires >> (fa) que Jin Shengtan estime être à l'œuvre dans l'art de l'écrire de l'auteur ; des références sont faites à cette occasion aux importants fa développés dans sa critique du roman au bord de l'eau. Sont également étudiés les éléments qui, dans cette terminologie, contribuent à conférer à l'œuvre cohérence et continuité d'ensemble, ainsi que les diverses stratégies d'indirect que le commentateur estime avoir été développées par l'auteur. Une troisième partie se consacre à une retombée de cet art de l'indirect : la moralisation radicale d'une œuvre à la fois admirée et jugée scandaleuse. Cette entreprise est fondée sur la poétique même de l'indirect précédemment étudiée, poétique marquée de manière foncière par la notion de paradoxe. Dans cette partie, des références sont faites à la littérature de contes (huaben) développée au XVIIe siècle à partir de thèmes en relation avec le Pavillon de l'ouest. La conclusion nous amène à une conception globale de la pièce comme reposant sur la notion d'indifférenciation, condition de l'avènement de tout phénomène particulier. Elle ouvre aussi une perspective sur une possible valeur emblématique de la pièce : celle, d'ordre politique, d'un rapport acceptable entre le prince et le ministre, dans lequel une relation idéale du masculin et du féminin servirait de paradigme.

  • Titre traduit

    Jin Shengtan (1608-1661) and the commentary of the western wing reading and interpretation in a poetics of indirect


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Informations

  • Détails : 3 vol. (838 p.)
  • Annexes : 540 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TL (1999) 091

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 3882
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