Epidémiologie moléculaire, variabilité génétique et analyses phylogénétiques des virus de l'immunodéficience humaine au Congo-Brazzaville

par Blaise Bikandou

Thèse de doctorat en Mathématiques

Sous la direction de Sentob Saragosti.

Soutenue en 2001

à Paris 5 en cotutelle avec Paris 5 .

Le président du jury était Yves Goussault.

Le jury était composé de Sentob Saragosti, Yves Goussault, Henri Agut, Éric Delaporte, Paul Deny.

Les rapporteurs étaient Henri Agut, Éric Delaporte.


  • Résumé

    Le syndrome d'immunodéficience acquise humaine est cause par des virus qui appartiennent à la famille des retroviridae et au genre lentivinae, caractérisés par une plus grande variabilité de leur matériel génétique. La caractérisation génétique du plus grand nombre d'isolats de VIH circulant dans le monde est importante pour, la surveillance de la dynamique de l'épidémie et la définition des différents antigènes candidats pour une préparation vaccinale. La majorité des patients infectés par les VIH réside en Afrique sub-saharienne et c'est dans la région équatoriale de ce continent qu'est observée la plus grande diversité virale. A ce jour, il a été rapporte trois groupes de VIH-1 : M, N, O et dix sous-types dans le groupe majoritaire M (A A J). Afin de caractériser les virus circulants au Congo Brazzaville, nous avons étudié différentes ethnies (bantous et pygmées). Nous avons détermine les séquences nucléotidiques d'une partie des gènes gag (P24), polintegrase et de l'enveloppe (env, C2V5) des VIH-1. Puis à la suite d'analyses phylogénétiques, nous avons classe ces différents isolats de VIH congolais. Nos études rapportent l'absence d'infection par les VIH parmi les populations pygmées et confirment l'existence d'une grande hétérogénéité génomique des souches virales dans la population bantou. Nous n'avons pas observé de VIH-1 des groupes N et O présents dans les pays limitrophes (Cameroun et Gabon) ; les sous-types G et H du VIH-1 sont plus fréquents (20% et 18% respectivement) tandis qu'ils oscillent autour de 3-4% dans d'autres pays voisins. De plus, si le sous-type a qui constitue une véritable mosaïque reste prédominant (55%), nous avons observé que les virus recombinants sont présents dans ce pays. Cela est la conséquence de coïnfections/surinfections avec des sous-types différents chez un même individu. Ces virus recombinants contribuent de manière substantielle à la pandémie et constituent un problème supplémentaire pour la mise au point du vaccin. A la différence de certains pays voisins, ces recombinants restent minoritaires au Congo. Nos études pourraient servir de base pour la surveillance épidémiologique au Congo et contribuer à une meilleure définition, des vaccins candidats à venir, des algorithmes diagnostiques et a l'évaluation des traitements antirétroviraux.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (121 p.)
  • Notes : Avis du jury non réceptionné. Pas de reproduction
  • Annexes : Bibliogr. f. 100-119

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  • Bibliothèque : Université Paris Descartes-Bibliothèque Saints-Pères Sciences (Paris). Service commun de la documentation. Bibliothèque Saints-Pères Sciences.
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