La formation de l'idée d'une ame personnelle de Pythagore à Plotin

par Laurence Gorce

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Gilbert Romeyer-Dherbey.

Soutenue en 1999

à Paris 4 .


  • Résumé

    La notion d'immortalité de l'âme est apparue de bonne heure chez les Grecs dans les sectes mystiques, orphique et pythagoricienne. L'idée de salut individuel était dès lors présente, bien qu'il ne soit pas au fond question de l'âme humaine, mais d'une âme démonique, transpersonnelle. Chaque âme individuelle se révèle n'être pas propre à une personne humaine ; elle est d'origine divine, effectuant un cycle de voyages expiatoires dans le monde terrestre. Nous retrouverons cet aspect d'une âme non personnelle, mais plutôt transpersonnelle, voire impersonnelle, chez Platon. Seule la raison en l'homme peut être immortalisée. Le système d'Aristote aboutit également à l'immortalité de l'intellect, l'âme-forme disparaissant avec le corps. L'intellect qui agit en l'homme ne subsiste pas avec la conscience de l'individu concret. Dans le Stoi͏̈cisme ancien, on envisage la survie de l'âme du Sage jusqu'à la conflagration universelle et l'avènement de l 'éternel retour. Mais ici aussi, notre notion ne possède pas d'assise solide. Enfin, le plotinisme présente une attention portée à l'individu, au moi profond de l'homme, et comporte une affirmation quasi dogmatique de l'immortalité des âmes, éternelles déjà dans l'Intelligible. Mais l'âme individuelle, se dépouillant de toutes ses particularités en remontant vers l'Un, finit dans l'impersonnalité.

  • Titre traduit

    The development of the idea of personal soul from Pythagoras to Plotin


  • Résumé

    The notion of soul immortality appeared early among the Greeks in mystic sects, orphism and pythagorism. The idea of salvation was there present eventhough it is not finally question of human soul but of a demonic transpersonal soul. Each indivivual soul is not the proper of a human person; it is issued from divine sphere, falled from this world because of a fault. We find again this aspect of a non personal, but rather impersonal soul, into Plato's philosophy. Only reason in human being can be immortalized. The mind of Aristot brings into the same conception of immortality just for intellect, the soul, informing body, disappearing with it. The intellect in man cannot subsist with individual and particular conscience. In the ancient Stoi͏̈cism, it is question of the survival of the wise man, up to universal conflagration and the eternal return of all things. But there again , our notion has no solid foundations. At last, in Plotin's neoplatonism, we find a real attention about the individual, the deep self of man, and there is here a quasi dogmatic idea of immortality of souls, eternal already in the Intelligible world. But the individual soul, leaving all sensible dresses during its ascension towards the Principle, becomes, at the end, impersonal.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (532 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 747 références bibliographiques

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