Thèse soutenue

Caractérisation du ''MCH-Gene-Overprinted Polypeptide'' : une nouvelle protéine issue de la régulation post-transcriptionnelle du gène de l'hormone de mélanoconcentration (MCH)

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Auteur / Autrice : Gilles Toumaniantz
Direction : Jean-Louis Nahon
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie
Date : Soutenance en 1999
Etablissement(s) : Nice
Partenaire(s) de recherche : Autre partenaire : Université de Nice-Sophia Antipolis. Faculté des sciences
Jury : Président / Présidente : Jean-Louis Nahon
Examinateurs / Examinatrices : Bernard Rossi, Patrick Kitabgi
Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques Epelbaum, Jean Mariani

Résumé

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Le processus d'épissage alternatif permet de générer différentes protéines biologiquement actives à partir d'un même gène. Par la technique de RT-PCR, nous avons mis en évidence un produit d'amplification minoritaire de taille inférieure au fragment correspondant à l'ARNm de la melanin-concentating hormone (MCH) à partir d'extraits hypothalamiques de différentes souches de rats. Après séquençage, ce fragment c'est avéré correspondre à un nouveau messager dans lequel les exons I et III du gène MCH sont directement joints. Cette association aboutit à la production d'une nouvelle protéine, de séquence homologue à celle de la pro-MCH dans sa partie C-terminale (83 acides aminés) qui contient le peptide signal, et différente pour l'extrémité C-terminale (42 acides aminés) puisqu'un décalage de phase ouverte de lecture conduit à une nouvelle ORF. Cette protéine de 125 acides aminés nommée MGOP pour MCH Gene Overprinted Protein pourrait générer, après clivage d'un doublet basique, un peptide de 14 acides aminés chez le rat (Toumaniantz et coll. , endocrinology, 137, 1996). Afin d'établir l'importance d'un tel phénomène d'épissage, le transcrit MGOP a été caractérisé à partir d'extraits hypothalamiques également chez la souris, le macaque et l'homme. Le séquençage a révélé quelques mutations pour la souris et l'addition de deux résidus pour l'homme, mais toujours avec une forte conservation de la partie c-terminale. L'analyse des résultats de RT-PCR indique que l'expression du transcrit MGOP est propre à certaines aires cérébrales (hypothalamus et cortex) et qu'elle peut aussi être périphérique (thymus, testicule) chez le rat comme chez l'homme. L'utilisation d'anticorps dirigés contre la partie C-terminale de MGOP a permis d'identifier des neurones à MGOP dans l'hypothalamus latéral chez ces deux espèces. Des études de colocalisation indiquent que 99% des neurones exprimant le MGOP produisent également de la MCH. Cependant, des corps cellulaires à MGOP ont été observés dans les noyaux périventriculaires ainsi que dans le cortex où aucun site de production de MCH n'est détectable. De plus ces deux systèmes ont des cartographies de projection sensiblement différentes. Ainsi, les noyaux supra-chiasmatiques, ventromédians et arques présentent une forte densité de fibres MGOP mais très peu de terminaisons à MCH. La localisation particulière des sites de synthèse et de projection suggère une implication éventuelle de MGOP ou des produits de clivage dans les régulations de la reproduction, du rythme circadien ou du comportement alimentaire.