Vivre avec le VIH en Languedoc-Roussillon : comportements, strastratégies et logiques sociales de personnes VIH

par Myriam Coulon

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Anne Marie Jeay.

Soutenue en 1999

à Nancy 2 .


  • Pas de résumé disponible.

  • Titre traduit

    Living with HIV/AIDS in Languedoc-Roussillon (southern france) : behaviour, strategies and social logics of people living with the HIV/AIDS


  • Résumé

    Cette thèse de Sociologie a pour objet l'étude de l'influence de l'infection. à VIH sur les modes de vie des personnes séropositives et sidéennes. Elle se base sur 100 entretiens biographiques approfondis recueillis en Languedoc-Roussillon de janvier 1993 à juin 1994. Nous avons étudié cette influence dans 2 domaines: A. La vie quotidienne; B. Le sens de la maladie et les modifications identitaires. A. Au sein de la vie quotidienne, notre attention s'est portée sur les actes du contexte médicalisé, l'hygiène de vie, l'activité professionnelle et le réseau relationnel. Le résultat le plus frappant est qu'une minorité de l'échantillon fait le choix de ne pas avoir de suivi thérapeutique. L'infection à VIH ne change pas essentiellement l'hygiène de vie, mais par contre elle modifie les modalités de l'activité professionnelle. Ainsi, le statut sérologique, plus encore que l'atteinte physique, semblerait légitimer une forme de déviance sociale. Pour la plus grande partie de l'échantillon, taire ou dire la séropositivité/maladie à autrui dépend de l'éloignement ou de la proximité relationnelle par rapport à cet autrui, et constitue dans les deux cas une stratégie pour réduire le « malaise social ». B. Pour le sens de la maladie et les modifications identitaires, notre attention s'est portée sur les représentations des malades et de la maladie. Les personnes VIH+ interprètent leur contamination à partir de leur identité initiale et de la notion de prise de risque, au sein d'une logique sociale de responsabilité. La rupture avec l'état antérieur et la perception d'un risque de mort à court ou moyen terme conduit à concevoir l'infection à VIH soit comme une maladie destructrice soit comme l'occasion d'une reconstruction libératrice. L'ensemble de nos résultats montre que les personnes VIH+ ne diffèrent pas essentiellement, sur le plan du vécu, du sens donné à la maladie et des modifications identitaires, des personnes atteintes d'autres maladies chroniques.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (605 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 545-557

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  • Bibliothèque : Université de Lorraine. Direction de la Documentation et de l'Edition. Bibliothèque universitaire Lettres et sciences humaines.
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  • Cote : LN 99/13
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