Caractérisation de marqueurs de la membrane apicale des cellules M intestinales : application à l'étude de la différenciation épithéliale

par Hugues Lelouard

Thèse de doctorat en Biologie cellulaire

Sous la direction de HUBERT REGGIO.

Soutenue en 1999

à Montpellier 2 .


  • Résumé

    Dans le tube digestif, le mucus secrete constitue une voie d'elimination des agents pathogenes, mais l'immunite mucosale est le mecanisme essentiel de protection de la muqueuse contre ces agents. Les cellules m de l'epithelium intestinal en sont un maillon indispensable car elles fixent et transportent les agents nocifs a travers la barriere epitheliale, vers le tissu lymphoide sous-jacent ou se prepare la reponse immunitaire. L'etude des proprietes de surface des cellules m et des enterocytes voisins est importante pour la comprehension des mecanismes d'interaction avec les agents pathogenes. Des anticorps monoclonaux (mab) produits contre des membranes de cellules epitheliales d'appendice de lapin ont ete selectionnes pour leur capacite a reconnaitre les cellules m. Des anticorps anti-mucines ont permis de distinguer la surface des cellules m (mab 58) de celle des enterocytes voisins (mab 214) dans l'appendice et les plaques de peyer distales du lapin. Mab 58 et 2 autres mab reconnaissent a la surface des cellules m trois epitopes glycosidiques differents exprimes egalement par la mucine muc2 du lapin. La presence de ces epitopes dans le glycocalyx des cellules m pourrait favoriser les interactions avec les agents pathogenes, connus pour interagir avec la partie glycosidique des mucines intestinales purifiees. Par ailleurs, l'absence a la surface des cellules m d'une mucine associee aux enterocytes des tissus lymphoides de l'intestin, l'antigene 214, pourrait permettre une accessibilite plus grande vers les membranes apicales de cellules m. L'obtention de feuillets epitheliaux d'appendice et de plaque caecale avec leurs cryptes et l'existence de marqueurs de cellules m et des enterocytes voisins ont permis d'etudier l'origine, la differenciation et la distribution des cellules m. Les precurseurs de cellules m ont ete detectes des la zone proliferative des cryptes, puis une maturation dans l'organisation du cytosquelette conduit finalement a la formation des poches contenant les cellules lymphoides. L'organisation spatiale entre cellules m et enterocytes est reguliere des l'embouchure des cryptes. Les cellules m derivent donc d'une lignee cellulaire propre qui pourrait etre induite par un environnement riche en cellules lymphoides.


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  • Détails : [165] f
  • Annexes : Bibliogr.: f. 145-160

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TS 99.MON-182
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