Les relations insectes-plantes chez les dacini (diptera tephritidae) ravageurs des cucurbitaceae à la Réunion

par Jean-François Vayssières

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Loïc Matile.

Le président du jury était Alain Roques.

Le jury était composé de Ernst Boller, Denis Thiéry, Serge Quilici.

Les rapporteurs étaient Alain Roques, Corinne Rouland-Lefèvre.

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  • Résumé

    Un exemple de relations insectes - plantes nous est fourni sur l'ile de la Réunion par le complexe de 3 espèces de dacini (diptera - tephritidae) vis à vis de 16 espèces de cucurbitaceae. Ces 3 espèces de mouches des légumes sont des ravageurs frugivores primaires de toutes les espèces de cette famille botanique que nous avons récoltées et sont considérés comme le problème entomologique majeur des cucurbitaceae a la Réunion. D. Demmerezi (ou mouche des cucurbitaceae de l'océan indien) est la seule espèce endémique de la sous-région (Madagascar et iles Mascareignes) tandis que d. Ciliatus (ou mouche éthiopienne des cucurbitaceae) d'origine panafricaine et b. Cucurbitae (ou mouche du melon) d'origine indienne sont d'introduction relativement récente sur l'ile. Les deux dernières espèces sont des ravageurs répandus tout autour de l'océan indien. A la Réunion ces 3 espèces oligophages sont inféodées a la famille des cucurbitaceae, b. Cucurbitae et d. Ciliatus parasitant 16 espèces et d. Demmerezi 13 de ces 16 espèces. Parmi ces 16 espèces 4 sont des cucurbitaceae sauvages qui constituent des plantes-réservoirs permettant la reproduction de la mouche du melon tout au long de l'année, essentiellement le long de toute la cote sous le vent. Les fruits sont piques par les femelles des 3 espèces de diptères dans la dizaine de jours suivant la nouaison et parfois même avant que l'ovaire ne soit fécondé, comme c'est souvent le cas pour la citrouille et la courgette (c. Pepo). Ces dernières peuvent déposer leurs pontes dans les parties végétatives de la plante (tiges) comme dans les organes floraux (fleurs femelles et males). Ceci peut expliquer également une certaine méconnaissance de la part des exploitants agricoles des dégâts occasionnes par les 3 espèces de dacini a leurs cultures. Les systèmes de culture extensifs (à typologie cueillette) que l'on rencontre dans certaines zones rurales (cirque de Salazie) sont un facteur favorisant le développement des populations des 3 espèces de mouches. La distribution spatiale de ces insectes dépend tout à la fois de leurs caractéristiques bioécologiques propres, de la climatologie saisonnière et des disponibilités en cucurbitaceae. Si b. Cucurbitae est plutôt une espèce répandue sur le littoral ou a faible altitude, d. Demmerezi affectionne les zones de moyenne altitude tandis que d. Ciliatus serait plus ubiquiste, des zones littorales sèches aux versants de moyenne altitude. C'est durant l'été austral que les populations sont les plus importantes tant au niveau de leur distribution spatiale qu'au niveau de leurs effectifs. Les caractéristiques biologiques de ces 3 espèces oligophages permettent une exploitation optimale des ressources en fruits-hôtes pour la majorité des espèces cultivées de cucurbitaceae, plantes qui ont une présence variable car dépendante de la saison et de l'altitude. Ces 3 espèces de dacini sont caractérisées par une mobilité importante, une grande longévité, une fécondité importante, une fertilité durable et une faculté à développer de nombreuses générations pendant toute l'année, tout au moins dans les zones de basse altitude. Leur fort potentiel biotique est renforcé par leur capacité à exploiter pleinement certaines espèces de cucurbitaceae (genre cucurbita) et de pouvoir assurer une reproduction minimum uniquement dans les inflorescences males en l'absence de fruits. En cas de compétition interspécifique larvaire dans un même fruit, la mouche du melon a un avantage important sur ses rivales du fait de la plus courte période d'incubation de ses œufs. Le recouvrement des aires de répartition des 3 espèces implique la mise en œuvre de méthodes de lutte qui puissent être polyvalentes vis à vis de chacune d'entre elles. L'amélioration de la lutte passe par une meilleure connaissance de leur bio-écologie et de leur comportement. C'est pourquoi l'étude du rythme circadien et de la réponse aux principaux stimuli visuels a été entreprise chez l'espèce la plus intéressante (d. Ciliatus) en rapport avec la carence d'informations à son sujet et son statut de ravageur de grande importance économique a la Réunion comme dans la région afro-asiatique


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Informations

  • Détails : 1 vol. (241 p.)
  • Annexes : Bibliogr. 308 ref.

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  • Bibliothèque : Muséum national d'histoire naturelle. Bibliothèque centrale.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 1999 -- 10
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