Propriétés physico-chimiques d'un pigment vert synthétique égyptien : couleur, structure, recherche des techniques d'élaboration

par Sandrine Pages-Camagna

Thèse de doctorat en Sciences des matériaux

Sous la direction de Michel Menu.

Soutenue en 1999

à l'Université de Marne-la-Vallée .


  • Résumé

    Les pigments synthetiques bleu et vert egyptiens constituent une particularite technologique et historique. Le plus etudie reste le bleu egyptien, pigment bleu de l'antiquite. Son apparition remonte a la iv e dynastie (2620 av. J. C. ). Le vert egyptien, d'un emploi moins systematique, s'est limite au territoire egyptien. Les hypotheses d'obtention proposees considerent generalement le vert comme derive du bleu : presence involontaire de fer, mauvais respects des proportions ou des conditions de cuisson, voire alteration. L'analyse physico-chimique de pains de pigments archeologiques par methodes spectroscopiques (uv-visible et raman), microscopiques (optique et electronique a balayage et a transmission) et structurales (diffraction des rayons x) distingue ces pigments et permet d'etablir des recettes specifiques. Le bleu egyptien se caracterise par la cuprorivaite (cacusi 4o 1 0), cristal bleu a l'origine de la couleur, accompagnee de phase amorphe silicatee, de silice residuelle (quartz et/ou tridymite) et de restes de cuisson. Il est obtenu par cuisson oxydante a 870-1100\c d'un melange de composes de silicium, de calcium et de cuivre proche de la stoechiometrie de la cuprorivaite, avec 1% de fondant. Le vert egyptien est obtenu par cuisson oxydante a 950-1150\c des memes ingredients en proportions differentes. Il se caracterise par la parawollastonite (casio 3) dans une phase amorphe silicatee majoritaire donnant sa couleur au pigment, de restes siliceux (quartz, et/ou - tridymite ou cristobalite-) et de residus de cuisson. Jusqu'a 7% de fondant, la tridymite remplace le quartz, tandis que la cristobalite se forme au-dela. La reaction de synthese du vert est un frittage reactif en phase liquide. Les deux pigments resultent de realisations intentionnelles d'artisans collaborant avec les metallurgistes. Le corpus d'echantillons archeologiques atteste l'usage du vert egyptien des la premiere periode intermediaire (2200 av. J. C. )


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Informations

  • Détails : 1 vol. (234 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. dispersée (145 réf.). Glossaire

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  • Bibliothèque : Université Paris-Est Marne-la-Vallée. Bibliothèque.
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  • Cote : 1999 PAG 0054
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