Etre indien Caraïbe de nos jours à la Dominique, au Vénézuela et en Guyane française : Texte imprimé

par Simone Hamot-Pezeron

Thèse de doctorat en Sociologie et sciences sociales

Sous la direction de Philippe Jacquin.

Soutenue en 1999

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Quand Christophe Colomb atteignit les Petites Antilles lors de son deuxième voyage en 1493, ces îles étaient occupées par les Indiens Caraïbes qui laissèrent leur nom à la région. Ces Indiens venaient en fait du continent américain, des Guyanes exactement : la Guyane Espagnole (Est du Vénézuela), la Guyane Anglaise (Guyana), la Guyane Hollandaise (Surinam), et la Guyane Française où ils se trouvent encore actuellement. Dans les Petites Antilles, la seule île à avoir une réserve caraïbe est : la Dominique. Ils ont partout été massacrés par les Européens mais leurs descendants sont là, fiers de leurs ancêtres grands guerriers, grands navigateurs, grands cultivateurs. Le Caraïbe est un Indien des îles ou de la côte ; il a donc subi une grande influence de la culture occidentale. Si on le regarde dans la vie de tous les jours, il s'habille comme tout le monde, travaille en ville ; mais dans tous les pays étudiés, ils ont gardé la terre en commun, leur chef, leur langue, ils construisent des carbets ou des abris en feuilles de palmiers, des pirogues. Ils sont chasseurs, pêcheurs ; ils ont toujours leurs jardins loin de leurs maisons. Les "shamanes" sont encore bien présents. Comme les autres Indiens, ils s'organisent : les congrès, rencontres, associations, assemblées sont nombreux. Ils veulent se faire connaître et exposer leurs problèmes. Y a-t-il donc un réveil des Caraïbes ? Certainement pas. Ils ont toujours lutté, résisté, demandé, mais personne ne les écoutait. Depuis l'année des peuples indigènes, depuis le prix Nobel de la paix de Rigoberta Menchu, les Indiens sont un peu plus écoutés et n'hésitent pas à prendre la parole. Que veulent les Caraïbes ? Tout d'abord ils condamnent leur génocide, le plus grand génocide de tous les temps, l'envahissement de leurs terres, le fait qu'ils aient été repoussés vers des terres incultes, ils condamnent aussi l'injustice dont ils ont été victimes, ils sont malheureux, c'est un peuple vaincu, ils sont pauvres. Ils demandent donc la protection de leurs droits indigènes, la reconnaissance de leurs terres, de leur culture, de leur langue. Que font-ils ? Ils mettent en valeur leur artisanat, leurs danses, leurs traditions : pour cela ils se rapprochent des anciens, des autres communautés, même dans différents pays ; mais ils se tournent aussi vers l'éductation occidentale pour prendre le train du progrès en marche. Nous devons néanmoins reconnaître que nous sommes à un tournant de la vie des Caraïbes. Beaucoup de jeunes ne veulent plus ni chasser, ni pêcher, ni cultiver la terre de manière traditionnelle, beaucoup ne parlent plus couramment leur langue. Dans un avenir assez proche il faudra s'attendre à un autre style de vie dans les Caraïbes.

  • Titre traduit

    To be a caribbean indian from the Dominican Republic up to Venezuela and the French Guiana nowadays


  • Résumé

    Little is know of the Carib Indians who gave their name to one of the most beautiful regions on the globe. Half a millenium after the first fateful voyage of Columbus, they still exist and are proud of their famous ancestors. This study about the Carib Indians of Dominica island, Venezuela ethnic Guiana examines this indigenou people in terms of their history, ethnic and social structure, ecological and physical characteristics of the territory, economy and social organization, folk and religion.

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  • Détails : 1 vol. (360 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 347-360

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 1999LYO20074
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