Analyse moléculaire et fonctionnelle du pouvoir pathogène des Escherichia coli nécrotoxigènes : CNF et CDT, pirates du cytosquelette et du cycle cellulaire

par Sylvie Peres

Thèse de doctorat en Sciences

Sous la direction de Eric Oswald.

Soutenue en 1999

à Lyon 1 .

Le jury était composé de Eric Oswald.


  • Résumé

    Escherichia coli est une bacterie qui fait normalement partie de la flore normale du tube digestif. Neanmoins, certaines souches sont responsables d'infections graves chez l'homme et l'animal. Les souches ntec, isolees de diverses affections intestinales et extra-intestinales chez l'homme et les animaux, produisent la toxine cnf de type 1 ou 2. Les toxines cnf modifient les proteines rho de l'hote et les maintiennent sous une forme active. Ces souches induisent l'apparition d'un effet cytopathique, sur des cellules en culture, caracterise par la formation de cellules geantes mononucleees bloquees en phase g2/m. Nous avons demontre que ces souches produisent une autre toxine, cdt, responsable de cet arret du cycle cellulaire. Les toxines cdt constituent une nouvelle famille emergente de toxines bacteriennes, produites par differents genres bacteriens d'interet medical et veterinaire. Nous avons fortement contribue a la decouverte d'un variant de cette toxine chez un pathogene humain, actinobacillus actinomycetemcomitans. Toutes ces toxines sont capables d'inhiber la proliferation cellulaire en arretant le cycle cellulaire a la transition entre les phases g2 et m. Ce bloc s'accompagne d'une hyperphosphorylation et d'une inactivation de la kinase cdk1. La construction de mutants produisant l'une ou l'autre des toxines nous a permis de comprendre le role de chaque toxine dans la pathogenie colibacillaire. Si la toxine cdt est le facteur responsable de l'inhibition de la proliferation de cellules en division, cnf est indispensable pour sensibiliser des cellules quiescentes et differenciees a cdt. Les deux toxines agissent donc en synergie pour detourner les fonctions cellulaires. L'activite antiproliferative de cdt pourrait expliquer l'implication des souches productrices dans diverses infections mucosales. Nos resultats suggerent que cette synergie pourrait etre dangereuse chez l'hote chez qui l'integrite de la barriere intestinale serait affaiblie voire detruite.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (257.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 204-240 et notes bibliographiques dans chaque article

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : École Nationale Vétérinaire. Bibliothèque.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 6617
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.