Externalités et modèles de croissance

par Serge Macé

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de François-Régis Mahieu.

Soutenue en 1999

à Lille 1 .


  • Résumé

    Ce travail est une analyse critique de la manière avec laquelle les externalités sont introduites dans certains modèles de croissance récents. On examine d'abord de manière systématique le contenu concret et les problèmes allocatifs spécifiques associés aux externalités informationnelles. On montre notamment que leur diffusion est souvent médiatisée par des intermédiaires marchands ou publics dont une des fonctions consiste à réduire le coût d'appropriation pour les agents économiques, qu'il existe des processus très particuliers et généralement négligés d'internalisation mais qu'en même temps, certaines ne sont pas par nature internalisables en raison de leur imprévisibilité. On revient ensuite en détail sur trois formes d'introduction des effets externes dans les modèles de croissance : l'hypothèse d'une transmission intergénérationnelle du capital humain dans les modèles d'éducation, le rattachement de l'externalité au capital physique dans un modèle de type Romer [1986], puis le rattachement au capital humain dans un modèle de type Lucas [1988]. On montre qu'il est difficile de trouver une conception du capital humain qui autorise sa transmission intergénérationnelle en dépit de l'influence parentale. On réfute aussi les principaux arguments avances pour justifier l'idée d'une externalité sur le capital physique et notamment celui d'une causalité à la Schmookler [1966] ou encore celui de l'exploitation des liaisons intersectorielles. Enfin, après avoir établi qu'à l'exception de l'action de la famille, il n'existait pas d'externalités + éducatives ; significatives pour la croissance, on conclut que même avec l'interprétation la plus favorable, l'avantage externe décrit par Lucas n'est pas attaché de manière aussi simple au niveau moyen du capital humain que ne le laisse supposer son modèle.


  • Résumé

    This work is a critical analysis of the way by which externalities are introduced in some recent growth models. We first systematically look through the concrete aspects and the specific allocative problems of informational externalities. We especially show that their diffusion is often mediated by private or public intermediaries, one of the functions of which consists into the reduction of the appropriation cost for economic agents, that some peculiar and often neglected processes of internalization exist but simultaneously, that some others can't be internalized simply because they are unforeseeable. We next return to three ways of introducing external effects in growth models : the intergenerational transmission of human capital in education models, the joining of the externality to the physical capital in a model like romer [1986], and the joining to the human capital in the lucas [1988] model. We show that it is difficult to find one human capital conception that permits its intergenerational transmission despite of parental influence. We also deny the main arguments used to justify the idea of an externality on the physical capital, and especially the causality a la schmookler [1966] or the exploitation of intersectoral links. At least, after have set up that there were not significant + educational ; externalities for the growth process, family action excepted, we conclude that, even with the most favorable interpretation, the external advantage described by lucas isn't linked to the average level of human capital in the simple way its model supposes.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (244 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 162 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université des sciences et technologies de Lille (Villeneuve d'Ascq, Nord). Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50374-1999-17
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