Étude des mécanismes d'action de la prolactine dans les cellules de la prostate : implications dans la prolifération et l'apoptose

par Fabien Van Coppenolle

Thèse de doctorat en Sciences de la vie et de la santé

Sous la direction de Natalia Prevarskaya.

Soutenue en 1999

à Lille 1 .


  • Résumé

    Les hyperplasies bénignes et les cancers de la prostate sont des maladies des plus fréquentes. La plupart des traitements hormonaux de ces pathologies se base sur la diminution des taux d'androgènes circulants, mais malgré des concentrations très basses les tumeurs persistent. Cela signifie que d'autres facteurs interviennent dans la physiopathologie prostatique et notamment la prolactine, une hormone peptidique d'origine hypophysaire. Le rôle de la prolactine dans la prostate a été abordé sous deux angles : in vivo et in vitro. Nous avons établi un modèle animal d'hyperplasie prostatique induite par l'hyperprolactinémie, chez le rat, au moyen d'antagonistes du tonus dopaminergique (sulpiride). Nous avons, d'une part, caractérisé l'effet trophique de la prolactine et d'autre part, réalisé des tests pharmacologiques de médicaments utilisés en clinique humaine (Permixon® et Finastéride). L'hyperplasie prostatique induite par la prolactine peut être la conséquence de deux mécanismes : la stimulation de la prolifération cellulaire ou la diminution de l'apoptose. Ces deux hypothèses ont été étudiées, in vitro, principalement grâce à l'emploi des techniques électrophysiologiques (patch-clamp), à la microspectrofluorimétrie et à l'imagerie calcique sur des cellules cancéreuses prostatiques humaines, ainsi que sur des cellules normales de prostate de rat. Nous avons démontré que dans ces deux modèles cellulaires, la prolactine stimule le fonctionnement des canaux potassiques dépendants du voltage en augmentant leur probabilité d'ouverture. L'activation de ces canaux, par la prolactine, constitue l'un des événements précoces menant à la prolifération. Nous avons également mis en évidence le rôle du calcium, et plus particulièrement celui des réserves calciques intracellulaires dans le contrôle de l'apoptose. La prolactine, en modulant le contenu de ces stocks, pourrait inhiber les processus apoptotiques et ainsi induire le développement des tumeurs prostatiques.


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  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

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  • Bibliothèque : Université des sciences et technologies de Lille (Villeneuve d'Ascq, Nord). Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50376-1999-427
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