Glycosylation et sulfutation des mucines bronchiques humaines : influence de l'inflammation

par Sophie Degroote

Thèse de doctorat en Biochimie

Sous la direction de Geneviève Lamblin.

Soutenue en 1999

à Lille 1 .


  • Résumé

    Dix ans après la découverte du gène CFTR responsable de la mucoviscidose, l'infection pulmonaire persistante des malades par Pseudomonas aeruginosa reste mal comprise. Cette bactérie se fixe majoritairement sur les chaînes glycanniques des mucines bronchiques, dont la glycosylation et la sulfatation sont modifiées dans la mucoviscidose. Nous avons tout d'abord caractérisé une GlcNAc-6-O-sulfotransférase de muqueuse bronchique humaine, qui pourrait être responsable de l'hypersulfatation des mucines bronchiques des patients atteints de mucoviscidose (CF). Puis nous avons défini la séquence de biosynthèse, par les transférases de muqueuse bronchique humaine, des dérivés sulfatés et/ou sialylés de l'épitope Lewis x qui sont présents en périphérie des mucines bronchiques de patients CF. Certains de ces épitopes, en particulier le 6-sulfo sialyl Lewis x qui est le meilleur ligand de la L-sélectine, pourraient interagir avec les leucocytes et moduler la réponse inflammatoire.


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Nous avons ensuite caractérisé, en périphérie des mucines bronchiques de patients CF ou atteints de bronchite chronique, une hypersialylation et une surexpression de l'épitope sialyl Lewis x liées à l'inflammation (et à l'infection), alors que l'hypersulfatation des mucines bronchiques serait une anomalie primaire, liée aux mutations du gène CFTR. L'influence de l'inflammation sur les phénomènes de glycosylation et de sulfatation a été confirmée en caractérisant une certaine augmentation des activités (Alpha)1-3-fucosyltransférasiques, (Alpha)2-3-sialyltransférasiques et GlcNac-6-O-sulfotransférasique induite par le facteur de nécrose tumorale dans la lignée MM-39 d'origine glandulaire bronchique humaine, et dans des explants bronchiques. Enfin, nous avons démontré que P. Aeruginosa reconnaissait préférentiellement l'épitope sialyl Lewis x présent en périphérie des mucines bronchiques humaines et surexprimé chez les patients très infectés, ce qui pourrait expliquer la persistance de cette bactérie dans la mucoviscidose.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (142 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 101-143. Liste des publications et communications

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Lilliad Learning Center Innovation (Villeneuve d'Ascq, Nord).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50376-1999-295
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