Effets de la sécheresse et de l'intéraction entre plantes sur la croissance et l'utilisation de l'eau du trèfle blanc (Trifolium repens) et du Ray-Grass (Lolium perenne) : importance de l'intéraction entre racines

par Daniel William Lucero

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées

Sous la direction de Armand Guckert.

Soutenue en 1999

à Vandoeuvre-les-Nancy, INPL .


  • Résumé

    Les effets de la sécheresse de différentes intensités ont été étudiés sur la croissance et l'utilisation de l'eau par le trèfle blanc (Trifolium repens) et le ray-grass (Lolium pérenne), cultivés dans différentes conditions de compétition (interaction entre parties aériennes et interaction entre parties aériennes et racinaires). Une première série d'expériences en volume de sol restreint a été réalisée à l'ENSAIA (Vandoeuvre-lès-Nancy, France) et une deuxième série en sol profond a l'université de l'Utah (Salt lake city, Utah, USA). En absence de sécheresse ou pour un déficit hydrique modéré, les interactions racinaires conduisent à une augmentation, i) de la production de biomasse des feuilles, ii) de l'allocation vers le sol du carbone assimile par les plantes, et iii) de la quantité d'azote absorbe par le ray-grass. Il existe donc une relation de synergie entre le trèfle blanc et le ray-grass ayant par résultat une augmentation de la production de biomasse des deux espèces, probablement liée à une augmentation de la disponibilité de l'azote et/ou des minéraux du sol. Pour un déficit hydrique sévère en sol peu profond le trèfle blanc cultive en interaction aérienne et racinaire avec le ray-grass est nettement désavantage à cause, i) d'une efficience d'utilisation de l'eau plus importante pour le ray-grass, et ii) d'un système racinaire du ray-grass plus étendu et plus compétitif pour l'eau et les minéraux du sol. Lorsque la profondeur du sol n'est pas restreinte, après trois mois d'association compétitive, le trèfle blanc est capable de prélever l'eau du sol à une profondeur de 30% supérieure à celle du ray-grass. En conclusion, nos travaux démontrent que l'interaction racinaire entre le trèfle blanc et le ray-grass avantage la croissance aérienne du trèfle blanc en volume du sol restreint ou non restreint s'il y a absence de sécheresse ou si le déficit hydrique du sol n'est que modéré. Cette stimulation de la croissance du trèfle blanc s'accompagne de la fixation de l'azote atmosphérique qui, en retour, peut bénéficier à la croissance du ray-grass. Cependant, si le volume du sol est restreint et le déficit hydrique sévère, le trèfle blanc est nettement désavantagé par rapport au ray-grass.


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  • Détails : 1 vol. (197 p.)
  • Annexes : Bibliogr. (272 réf.)

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