Valeur, monnaie et prix de la necessite d'une theorisation de la monnaie comme etalon de mesure du prix

par JEAN MARC CLERC

Thèse de doctorat en Gestion

Sous la direction de Ramón Tortajada.

Soutenue en 1999

à Grenoble 2 .


  • Résumé

    Cette these efface la rupture instauree entre les theories de la valeur utilite, travail et monnaie. Elle compare ces theories dans leur coherence et pertinence a homogeneiser et a objectiver l'espace de raisonnement economique. La comparaison est analytique et methodologique, et non ideologique. La theorie de la valeur-travail est mise a defaut car elle ne peut expliciter que l'echange d'un seulbien, la marchandise-monnaie. La limite de la valeur-utilite est celle de son heuristique : la normalisation n'est operante que dans le cadre d'une societe decentralisee a l'equilibre ou dans celui d'une societe centralisee. Les "modeles de prospection monetaire" montrent que l'obstacle est logique et non technique : la monnaie ne peut y etre qu'un intermediaire des echanges, ne forme pas les prix et ne normalise donc pas l'espace economique. L'analyse de la theorie keynesienne montre que la nature de la monnaie y est souvent inferee de ses fonctions. La presence de la monnaie releve d'une hypothese de travail, non d'une justification. Nous effectuons une telle justification en restant fidele a notre problematique sur la normalisation de l'espace de raisonnement. La monnaie est alors definie comme etalon de mesure du prix. Cette nature et les regles de mesure monetaire sont comparees avec les etalons et les protocoles de mesure caracterisant les sciences naturelles. Une telle analogie permet de mettre en evidence pourquoi la theorie de la monnaie peut etudier le desequilibre d'une economie decentralisee : car la definition de l'etalon de mesure economique (un franc) et des regles de mesure releve d'un acte d'autorite politique. Elle permet aussi de comprendre pourquoi le desequilibre est la regle plus que l'exception dans une economie monetaire : car les principes comptables permettant aux prix estimes par les entrepreneurs d'etre valides (par les consommateurs) sont mis en echec du fait des composantes subjectives de la mesure du prix monetaire.


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Informations

  • Détails : 327 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 450 ref.

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  • Bibliothèque : Service Interétablissement de la documentation (Saint-Martin-d'Hères, Isère). Bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 205141/1999/20
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