Caractérisation du facteur hydrique en agriculture pluviale au Sénégal : le cas de l'arachide et du mil

par Mbaye Diop

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Bernard Fontaine.

Soutenue en 1999

à Dijon , en partenariat avec Centre de Recherches de Climatologie (Dijon) (laboratoire) .

Le président du jury était Philippe Claude Chamard.

Le jury était composé de Bernard Fontaine, Jocelyne Pérard, Pascal Sagna, Pierre Camberlin.

Les rapporteurs étaient Michel Boko, Gérard Beltrando, François-Noël Reyniers.


  • Résumé

    L’agriculture sénégalaise occupe une place importante dans l’économie du pays, avec 22 % du PIB et 70 % de la population active. Elle est caractérisée par l’extension des cultures pluviales (96 % des superficies cultivées) et la prédominance de l’arachide et du mil. Etant donné sa dépendance au milieu physique, une analyse des facteurs climatiques a été effectuée afin de caractériser la contrainte hydrique sur les cultures. L’évolution de la pluviométrie se traduit par une baisse de totaux saisonniers à partir de 1970. Les années de faibles rendements culturaux se caractérisent par une mauvaise qualité de la saison : pluviométrie totale inférieure aux besoins en eau des plantes, début de la saison. Pour caractériser les potentialités climatiques régionales et identifier les périodes à risque potentiel de déficit hydrique, la pluviométrie est comparée avec l’évapotranspiration potentielle. Toutefois, la seule composante climatique ne permet pas de mettre en évidence l’état hydrique des cultures. D’autres facteurs contribuent à assurer ou non une bonne alimentation en eau des plantes (sol, paramètres culturaux, paramètres humains). La modélisation du bilan hydrique a montré que la satisfaction des besoins en eau du mil et de l’arachide varie d’une région à une autre selon un gradient nord/sud. Ainsi, le taux de satisfaction du mil, cultivé de façon traditionnelle, diminue significativement après 1970 dans les régions du nord et du centre-nord. Pour la culture de l’arachide, c’est surtout à l’ouest du bassin arachidier que la baisse du taux de satisfaction hydrique a été significative. La simulation a également montré que l’utilisation de matériels agricoles et de fertilisants chimiques permet d’augmenter les rendements potentiels du mil et de l’arachide dans le centre et le Sud du Sénégal, alors qu’un effet pervers est observé dans le nord et le centre-nord.

  • Titre traduit

    Characteristing the water factor in rainy agriculture in Senegal : the case of groundnut and millet


  • Résumé

    The Senegal agriculture plays an important part in the economy of the country, contributing to 22% of the GDP and employing 70% of the working population. It is characterized by the extension of rainy crops (96% of the cultivated areas) and the pre-eminence of groundnut and millet farming. Given its dependance on the physical environment, climatic factors have been analysed in order to characterize the water constraint on the plants. A decrease of rainfall is observed at the seasonnal scale after 1970. The years with the lowest yields result from adverse seasonal conditions : rainfall amounts lower than the water needs of crops, late onset of the season, long and frequent dry spells, brevity of the season. Rainfall is compared with the potential evapotranspiration in a bid to characterize the regional climatic potentialities and in order to identify the periods of potential water deficit risks. However, the climatic component alone does not permit to point out the water state of the crops. Other factors contribute positively or negatively to ensure a good water supply of the plants (soil, cultivation, human parameters). The modeling of the water balance shows that the satisfaction of water needs of millet and groundnut varies from one region to another, with a north/south gradient. For instance, the satisfaction of water needs for millet, grown in a traditionnal way, decreases significantly in thennothern and the north central regions. For the groundnut farming, the decrease in the satisfaction of water needs is more significant in the west of the groundnut crop area. The simulation also shows that the use of machines and fertilizers allow an increase of potential yields of millet and groundnut in the central and southern regions, whereas an indesirable effect is observed in the northern and the north. Central areas.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 1999 par Atelier national de Reproduction des Thèses à Lille

Caractérisation du facteur hydrique en agriculture pluviale au Sénégal : le cas de l'arachide et du mil


Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (188 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie 129 ref.

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T141

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université Paris-Est Créteil Val de Marne. Service commun de la documentation. Section multidisciplinaire.
  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Bibliothèque de géographie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MF 1650
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Consulter en bibliothèque

Cette thèse a donné lieu à une publication en 1999 par Atelier national de Reproduction des Thèses à Lille

Informations

  • Sous le titre : Caractérisation du facteur hydrique en agriculture pluviale au Sénégal : le cas de l'arachide et du mil
  • Dans la collection : Thèse à la carte
  • Détails : 1 vol. (188p.)
  • ISBN : 2-284-01869-6
  • Annexes : Bibliogr. p.161-170
La version de soutenance de cette thèse existe aussi sous forme papier.

Où se trouve cette thèse\u00a0?

Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.