Spinoza et la religion : exemple d'une difficile conciliation

par GILBERT FO BANGA

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de André Doz.

Soutenue en 1999

à Dijon .

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  • Résumé

    La religion est une donnee humaine universelle. De multiples et de diverses manieres, dans leur histoire, et jusqu'a nos jours, les hommes manifestent leur desir inlassable d'une quete de dieu par leurs croyances et leurs comportements religieux. La religion tout comme la philosophie se presentent comme des besoins profonds de l'homme dans la quete de dieu, source du salut et du bonheur. Pourtant, spinoza semble opposer philosophie et religion. C'est ce souci de separer philosophie et religion (et les enjeux sous-jacents) qui retient notre attention chez ce philosophe souvent mal compris, condamne et vilipende de tous cotes. Ce retour a spinoza aujourd'hui se revele lie a la + crise ; de l'humanisme athee, negateur de la transcendance absolue, et du communisme d'une part, et a l'actuelle + renaissance ; du sentiment religieux qui caracterise la fin du xx e siecle, d'autre part : + crise ; devant desormais etre envisagee non seulement comme une sorte de revanche de l'esprit humain contre les etroitesses du rationalisme philosophique. Scientifique et technique mais comme une interpellation au realisme philosophique, scientifique et technique : la dimension ethique (et spirituelle ) est plus que jamais essentielle a l'homme. L'homme sans dieu est un homme perdu, vide et sans profondeur: par consequent le but de la philosophie serait de rendre service a l'homme en l'elevant a dieu.

  • Titre traduit

    Spinoza and religion : an example of a difficult concilation


  • Résumé

    Religion is a universal fact of human existence. In many different ways throughout their history up to the present, men have manifested their tireless desire in their search for god through their religious beliefs and practices. Religion just as philosophy are presented as the profound needs of man in the search for god, the source of salvation and happiness. However, spinoza seems to oppose philosophy and religion. It is this concern of separating philosophy and religion ( and the underlying stakes) that has caught our interest in the works of this philosopher who is often misunderstood, condemned and vilified from all sides. The return to spinoza today is linked to the "crisis" of atheistic humanism, contradictory to absolute transcendence, and to that of communism, on the one hand, and to the present rebirth of the religious feeling which is characteristic of the late twentieth century, on the other. This "crisis" should now be considered not only as a sort of revenge of the human spirit on the narrow-mindedness of philosophic, scientific and technical rationalism but also as call to philosophic, scientific and technical realism. The ethical (and spiritual) realm is more than ever essential to man. A man without god is a man who is lost, empty and shallow; consequently, the aim of philosophy would be to help man by elevating him towards god.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 399 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 172 ref.

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T140
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