Influence des processus cognitifs et motivationnels sur la perception de variablité intragroupe et sur les attitudes intergroupes : vers une articulation

par Anne Taillandier

Thèse de doctorat en Psychologie sociale expérimentale

Sous la direction de Jean-Marc Monteil.

Soutenue en 1999

à Clermont-Ferrand 2 .


  • Résumé

    L'objectif général ayant guidé ce travail consiste à regarder comment des modèles théoriques issus de courants différents (cognition sociale et relations intergroupes), qui se situent aussi à des niveaux d'explication distincts, peuvent être articulés pour rendre compte de certains phénomènes de groupe. En particulier, s'agissant de l'effet d'homogénéité de l'endogroupe et du biais pro-endogroupe deux modèles théoriques peuvent être proposés. L'un est purement cognitif de niveau intra-individuel (le modèle intégratif de Mullen), l'autre est motivationnel et se situe à un niveau positionnel d'explication ( la théorie de l'identité sociale et plus particulièrement les travaux de Simon et Brown). Certaines lacunes ont été mises en évidence dans les recherches réalisées à ce jour concernant la conceptualisation et l'opérationalisation d'une variable centrale (le concept de minorité). En effet, les tenants de ces deux modèles envisagent le concept de minorité dans des acceptations différentes, Mullen se focalise sur la composante numérique de la minorité, Simon et Brown sur la composante sociale (statut). L'hyppothèse est faite que ces deux modèles sont applicables dans des contextes sociaux différents en fonction de l'enjeu identitaire véhiculé par la situation. Le modèle de Mullen serait pertinent uniquement dans des contextes où l'enjeu identitaire est faible. Deux séries de 4 expériences sont proposées. La 1ère série fait varier systématiquement les différences numériques et statutaires entre les groupes afin d'en déterminer les effets sur la perception de variabilité et sur le biais pro-endogroupe. Elle est effectuée dans des conditions où les enjeux identitaires sont faibles, on s'attend à un effet plus fort de la taille. La 2e série est réalisée alors que l'identité sociale des sujets est rendue saillante, on s''attend a un effet plus fort du statut. Mais l'effet de la saillance cognitive (petite taille) se révèle toujours assez fort

  • Titre traduit

    Toward an integrated theory of the influences of cognitive and motivational processes on group variability and intergroup attitudes


  • Résumé

    The main aim of this research has been to see how differing theoretical models (social cognition and intergroup relations) each with their specific explanatory frameworks, could be combined to explain certain group phenomena. We looked particularly at two theoretical models relating to ingroup homogeneity effect and pro-ingroup bias. The first is essentially cognitive, focusing on the intraindividual level (mullen's integrative model), and the second motivational, based on positional analysis (social identity theory and especially the work of simon and brown). Some shortcoming in previous research concerning the conceptualization and application of one of the key variables (the concept of minority) are highlighted. In fact, advocates of the two models attribute differing meaning to the concept "minority". Mullen focuses on the numerical component, while simon and brown insist on the social one. We attend that these two models are applicable to different social contexts, depending on the importance of identity as a factor in a given situation. Mullen's model would be therefore relevant only in contexts where identity is a non-dominant factor. Two series of four experiments were proposed. In the first series, numerical and positional differences between the groups were systematically altered in order to determine the effect on the perception of group differences and on pro-ingroup bias. As social identity here was not seen to be at stake, it was expected that group size would be a more significant factor. In the second series, where the subjects's social identity was a crucial factor, we expected a much stronger status effect. Notwithstanding, a fairly strong, assertive cognitive factor remained evident, even in small groups

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Informations

  • Détails : 2 vol. (308, 78 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 275-302. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Clermont Auvergne. Bibliothèque Lettres, Langues et Sciences Humaines Lafayette.
  • Disponible pour le PEB
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