Écologie, biologie et exploitation des populations de poissons profonds de l'Atlantique du nord-est

par Valérie Allain

Thèse de doctorat en Océanologie biologique

Sous la direction de Jean Boucher et de Christian Deniel.

Soutenue en 1999

à Brest .


  • Résumé

    Au cours des années 70-80 la pêche connaît une crise grave ; les professionnels français chalutent plus profond (1400m) à l'ouest des îles britanniques. Des pêcheries étrangères plus anciennes ont montrées la fragilité de cette ressource. Des campagnes de pêche ont permis de recenser 54 à 86 taxons. Les populations de poissons profonds sont organisées en peuplements selon la profondeur et la latitude, avec 1 a 3 espèces dominantes, le grenadier y est majoritaire. De fortes longévités ont été déterminées : 38 ans pour Alepocephalus bairdii, 54 pour Coryphaenoides rupestris et 43 pour Helicolenus dactylopterus. Mais des problèmes d'interprétation existent sur l'âge qui n'a pas été validé. Leur croissance est lente. La comparaison des structures en taille avec des données historiques révèle une diminution de la taille de A. Bairdii et de C. Rupestris depuis 1989. Ces espèces ont une maturité tardive (14-16 ans) et une période de reproduction de 10-12 mois. H. Dactylopterus a une maturité précoce (3-4 ans), les mâles maturent plus tôt, ils inséminent les femelles en automne, elles stockent les spermatozoïdes dans leurs ovaires et pondent au printemps. Ces espèces ont des fécondités annuelles indéterminées et des stratégies démographiques de type K. La flottille française profonde est composée de 50 bateaux débarquant par an 19000 t de poissons profonds. Les CPUE ont diminué depuis 1989. 8 espèces sont débarquées à 100%, 1 espèce est débarquée et rejetée : le grenadier avec un taux de rejet de 23%. 42 espèces sont rejetées à 100%. Les rejets représentent 52% du poids des captures et augmentent avec la profondeur. Les rejets totaux ont été estimés à 17500 t. Des estimations de stocks ont été réalisées sur A. Bairdii et le grenadier donnant des valeurs indicatives. Les résultats doivent inciter à la prudence. Si la mise en place de quotas ne semble pas être envisageable, une réglementation serait l'utilisation d'engins de pêche plus sélectifs.


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  • Détails : 1 vol. (376 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 289-310

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