Société militaire, société civile à Toulouse au XVIIIème siècle : de l'Ancien Régime à la Révolution (vers 1740-1799)

par Pascal Roux

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Michel Brunet.

Soutenue en 1998

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    Toulouse, qui comptait parmi les principales villes administratives de province au XVIIIème siècle, n'eut que peu de contacts directs avec l'institution militaire avant 1792. Cette dernière intervient dans la vie de la cite a trois niveaux essentiellement. À partir de la guerre de succession d'Autriche, on constate que l'armée devient l'instrument privilégié de l'État dans sa lutte contre l'autonomisme municipal. Elle est au centre également des débats sur la sécurité qui agitent la France des Lumières. Cela s'est traduit dans la "ville rose" par une militarisation du guet, qui passe progressivement sous le contrôle du commandant en chef de la province, au grand dam des capitouls. Sur ces deux aspects, la Révolution n'a fait que parachever l'œuvre entreprise par les Bourbons. Enfin, et surtout, Toulouse est à la fois point de départ de carrières militaires et pôle d'attraction pour les militaires en congé ou retirés du service. Les officiers toulousains, sur qui nous avons focalisé notre attention, se trouvent dans une position doublement inconfortable. Leurs carrières furent généralement médiocres en raison de plusieurs handicaps : noblesse peu ancienne, isolement, éloignement de la capitale. À Toulouse, ils sont éclipsés par les magistrats du parlement qui dominent la vie culturelle, intellectuelle ou mondaine locale. Pour peser dans la cite, ils cherchent donc à contrôler certains lieux de sociabilité, voire à en créer de nouveaux. Durant la Révolution, la plupart d'entre eux émigrèrent ou abandonnèrent le service, laissant la place à une nouvelle élite militaire, composée en majorité d'anciens soldats. S'ils brillèrent plus que leurs prédécesseurs sur les champs de bataille, les officiers républicains disparaissent totalement du devant de la scène toulousaine en raison de la modestie de leurs origines.

  • Titre traduit

    Military society, civilian society in Toulouse in the eighteenth century : from the Old Regime to the Revolution (ca 1740-1799)


  • Résumé

    Toulouse which ranked among the main administrative provincial cities in the eighteenth century had only few direct contacts with the military institution before 1792. This institution played a part at essentially three levels in the life of the city. From the war of succession in Austria onwards, the army became the favoured instrument of the state in its fight against the municipal craving for autonomy. It was also at the centre of the debate about security which troubled France during the age of the Enlightment. In the "Pink city", this meant a militarization of the watch which gradually came to be controlled by a commander-in-chief of the province, to the great displeasure of the "Capitouls". Concerning these two aspects, the revolution did but put the finishing touches to the work started by the bourbons. Last but not least, Toulouse was at the same time the starting point of military careers and a centre of attraction for soldiers on leave or retired from service. The officers in Toulouse, on whom we have focused our essay, were in an uncomfortable situation for two reasons. Their careers were generally second-rate because of several drawbacks: recently acquired nobility, isolation, distance from the capital city. In Toulouse, they were overshadowed by the magistrates of the parliament who controlled the local cultural, intellectual and social life. Therefore, in order to carry some weight in the city, they tried to control some places of sociability or even to create new ones. During the revolution, most of them emigrated or left service, leaving room for new military elite, mainly composed of former soldiers. Although the republican officers stood out on the battlefields more than their predecessors, they disappeared completely from the foreground of the Toulouse scene because of their humble origins.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 1999 par Atelier national de reproduction des thèses [diffusion/distribution] à Lille

Société militaire, société civile à Toulouse au XVIIIème siècle : de l'Ancien Régime à la Révolution (vers 1740-1799)


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 3 vol. (659, 215 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Index

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  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Bibliothèque de l'Institut d'Histoire de la Révolution Française (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : B 227
  • Bibliothèque : Centre de documentation de l'école militaire (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 1999 par Atelier national de reproduction des thèses [diffusion/distribution] à Lille

Informations

  • Sous le titre : Société militaire, société civile à Toulouse au XVIIIème siècle : de l'Ancien Régime à la Révolution (vers 1740-1799)
  • Dans la collection : Lille Thèses , 0294-1767
  • Détails : 3 microfiches
  • Notes : Les annexes comprennent : "Dictionnaire biographique ds officiers toulousains (deuxième moitié du XVIIIème siècle)".
  • Annexes : Index
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