Structure de mycotoxines et d'analogues- recherche de leurs métabolites chez un insecte hôte

par Marie Hubert

Thèse de doctorat en Chimie organique

Sous la direction de Catherine Lange.

Soutenue en 1998

à Rouen .


  • Résumé

    Dans l'optique d'utiliser les mycotoxines en tant que bioinsecticides potentiels de nouvelle génération, nous nous sommes intéressés à celles de deux champignons entomopathogènes, Metarhizium anisopliae et Paecilomyces farinosus. Celles de M. Anisopliae, les destruxines (DTXs), sont des cyclohexadepsipeptides connus depuis plusieurs décennies. Sur le plan structural, une systématique de fragmentation de ces composés a été mise au point par PFAB/MS/Linked Scan. Au niveau biologique, nous avons complété les études sur le comportement in vivo des destruxines. Les métabolites des DTXs A et E, destruxines les plus toxiques et les plus abondamment produites par M. Anisopliae, avaient été mis en évidence chez un insecte modèle, le criquet Locusta migratoria. Ici, nous les avons étudies à l'aide de deux techniques analytiques complémentaires, la spectrométrie de masse et l'HPLC, dans l'hémolymphe d'un insecte ciblé, les larves du lépidoptère Galleria mellonella. Ainsi, pour la DTXE, un processus de détoxication identique à celui observé chez le criquet a été décelé chez G. Mellonella : hydrolyse (DEDiol), conjugaison par le glutathion (DESG) puis métabolisation ultérieure en conjugué cystéinique (DESCys) et enfin conjugaison en dérivé phosphate et/ou sulfate (DEDiolP ou DEDiolS). En revanche, pour la DTXA, le processus se révèle différent selon les deux insectes. Chez le criquet, la DTXA se métabolise en peptide linéaire, tandis que chez G. Mellonella, elle mène principalement au DEDiolP, en passant vraisemblablement par la DTXE et la DTXEDiol. En outre, le comportement in vivo d'analogues synthétiques des destruxines a été étudié. C'est d'ailleurs la première fois qu'une telle étude est menée. Pour ces deux diastéréoisomères, dont l'un est actif et l'autre inactif, un processus de métabolisation identique a été mis en évidence. Il s'agit de la formation du peptide linéaire résultant d'une hydrolyse au niveau de la liaison lactone. Cependant, le processus d'excrétion semble différent. En effet, l'isomère inactif disparaît alors que l'actif est toujours présent après 24h d'incubation. En ce qui concerne les toxines de P. Farinosus souche KVL420, elles n'ont malheureusement pu être caracterisées. Il s'agit de molécules de petites tailles, très hydrophiles. Aucune méthode de séparation adéquate et préalable à des analyses par spectrométrie de masse et RMN n'a pu être determinée à ce jour.


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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 98/ROUE/S037
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