Contribution à l'étude du contrôle multifactoriel de l'activité sécrétoire des cellules mélanotropes : mécanisme d'action de l'acétylcholine, de la TRH et des agonistes adrénergiques

par Marianne Garnier

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Hubert Vaudry.

Soutenue en 1998

à Rouen .


  • Résumé

    Les cellules mélanotropes du lobe intermédiaire de l'hypophyse sont des cellules endocrines spécialisées dans la sécrétion de l'α-MSH, hormone qui, chez les amphibiens, joue un rôle majeur dans les phénomènes d'homochromie. Il est établi que l'activité sécrétoire des cellules mélanotropes est soumise à une régulation complexe faisant intervenir des neurotransmetteurs (tels que la dopamine, le GABA et la sérotonine) et des neuropeptides (tels que la TRH et le NPY). L'étude de l'effet et du mécanisme d'action de l'ACh dans les cellules mélanotropes montre que, chez la grenouille, l'ACh stimule la libération d'α-MSH via l'activation de récepteurs muscariniques de type M3 positivement couplés à la voie PLC/PKC par l'intermédiaire d'une protéine G insensible à la PTX. La réponse sécrétoire induite par la muscarine et à la TRH implique un influx calcique précoce sensible au Ni2+ qui est nécessaire à l'activation de la PLC. En revanche, les canaux calciques de type L, N, T, P ou Q ne jouent pas de rôle significatif dans le couplage stimulus-sécrétion induit par la muscarine. Chez le rat, contrairement à ce qui est observé chez la grenouille, l'ACh provoque une inhibition de la libération d'α-MSH par des LNI en périfusion. Cet effet s'exerce par l'intermédiaire de récepteurs muscariniques de type M2 négativement couplés à l'adénylyl cyclase via une protéine G sensible à la PTX. Par ailleurs, l'étude du contrôle catécholaminergique de la libération d'α-MSH hypophysaire montre que, en plus de la dopamine, la noradrénaline est présente dans le LNI de grenouille. L'adrénaline et la noradrénaline provoquent une inhibition puissante de la libération d'α-MSH par des LNI de grenouille en périfusion, mettant en jeu l'activation de récepteurs dopaminergiques (D2) et adrénergiques (α2 et β ). En conclusion, nos travaux soulignent la complexité de la régulation des cellules mélanotropes : (1) nous avons mis en évidence des effets opposés de l'ACh sur la libération d'α-MSH chez la grenouille et chez le rat ; (2) nous avons montré que, chez la grenouille, des mécanismes de transduction présentant des caractéristiques inhabituelles sont impliqués dans l'effet stimulateur de l'ACh et de la TRH ; (3) nous avons démontré l'existence d'un contrôle adrénergique/noradrénergique inhibiteur du lobe intermédiaire.


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  • Détails : 1 vol. (314 p.)
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  • Cote : 98/ROUE/S025
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