Sensibilité de la NOS 1 (NO synthase neuronale) à l'alcoolisation chronique chez le rat : développement d'une stratégie antisens pour diminuer la consommation d'alcool du rat dépendant

par Mickaël Naassila

Thèse de doctorat en Sciences médicales

Sous la direction de Martine Daoust.

Soutenue en 1998

à Rouen .


  • Résumé

    Notre étude s'est intéressée aux effets de l'alcoolisation chronique sur la production de monoxyde d'azote dans le système nerveux central. L'activité de la NOS a été mesurée avec un dosage des nitrites (avec le réactif de Griess) ainsi qu'un dosage de la [3H]L-citrulline qui a permis de déterminer les paramètres cinétiques de l'enzyme. Les taux d'ARN messagers (ARNm) ont été mesurés par des techniques de RT-PCR quantitative et semi-quantitative, utilisant respectivement des ARN délétés et les ARNm de la G3PDH comme standards. Nos résultats ont montré que l'éthanol potentialise l'induction de la NOS 2 (NOS inductible) par les lipopolysaccharides et l'IL-1 (activité et taux de messagers), dans un modèle cellulaire de barrière hémato-encéphalique (cellules RBE4). Cette surproduction de NO qui altère la perméabilité de la barrière pourrait contribuer aux effets neurotoxiques de l'alcool. Chez le rat alcoolisé, l'activité et les taux d'ARNm de la NOS 1 sont modifiés de façon différente selon l'aire cérébrale étudiée (cortex frontal, hippocampe et striatum) ; suggérant une différence de sensibilité à l'alcool entre les structures cérébrales. Le traitement chronique par le MK-801 (0,1 mg/kg/j) antagonise l'effet de l'alcoolisation sur les taux d'ARNm dans l'hippocampe et le striatum, montrant que les récepteurs NMDA régulent l'expression de la NOS 1 dans les processus d'alcoolisation. Ni la nitrendipine (20 mg/kg/j), ni le 7-nitroindazole (25 mg/kg/j) n'ont modifié les effets de l'alcoolisation chronique sur les taux d'ARNm de la NOS 1. L'injection par voie intracérébroventriculaire d'un oligodéoxynucléotide antisens dirigé spécifiquement contre les ARNm de la NOS 1 diminue significativement la consommation d'alcool et la préférence, sans modification de l'évolution pondérale des animaux relativement aux animaux non traités. L'injection d'un oligodéoxynucléotide mismatch diminue la consommation d'alcool mais aussi la prise de poids des rats, imputable à un effet toxique de cet oligodéoxynucléotide. Au total, nous avons, pour la première fois clairement démontré que l'alcoolisation chronique était associée à une modification de l'activité et de l'expression de la NOS 1. Cet effet est lié à l'activité des récepteurs NMDA. Ces deux voies de production centrale de NO devront être explorées dans la recherche d'outils thérapeutiques de la dépendance alcoolique.


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  • Détails : 1 vol. (200 p.)
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  • Cote : 98/ROUE/S005
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