L'apostasie nietzschéenne ou le malentendu wagnérien

par Dominique Catteau

Thèse de doctorat en Histoire des idées

Sous la direction de Francis Claudon.


  • Résumé

    Il faut cesser de dire que nietzsche s'est rendu coupable de trahison et d'apostasie vis a vis de richard wagner. Premierement, il n'a jamais renie l'amitie profonde qui l'avait attache au musicien illustre des leur rencontre : jusque dans sa derniere oeuvre il la revendique hautement et la regrette amerement. Deuxiemement, il n'a jamais renie les idees et les ideaux wagneriens, pour l'excellente raison qu'il ne les a jamais partages. Contrairement a ce qui se dit encore, nietzsche a toujours ete pour le moins reserve a l'egard des ouvrages musicaux du maitre, et des ses tout premiers ecrits, il a critique lucidement et fermement les conceptions esthetiques et philosophiques du musicien. Tout le probleme nietzsche-wagner doit donc etre repose : il ne s'agit pas de savoir quand et pourquoi nietzsche aurait change d'avis, car il n'a pas change d'avis, mais de chercher a comprendre comment un tel malentendu a pu s'insinuer entre eux : nietzsche a cru en effet pendant un temps que wagner partageait son propre ideal tragique, il a mis du temps a admettre qu'il s'etait trompe. Pour l'essentiel, leur dramatique confusion semble venir de l'equivocite des mots, alliee au manque de rigueur theorique de wagner : l'un et l'autre s'enivraient des memes vocables (musique, grecs, tragedie, schopenhauer etc. ) mais entendaient a travers eux des echos presque contradictoires. Finalement le plus etonnant, c'est qu'ils aient tant tarde a se separer.

  • Titre traduit

    Nietzchean apostacy and wagnerian misunderstanding


  • Résumé

    'hunking that nietzsche was guilty of treachery and apostacy towards wagner, must come to an end. At first, he never denied the deep feeling of friendship that emerged from their first meeting : he carried on claiming it strongly and he regretted it bitterly until his last work. Secondly he never denied wagnerian ideas and ideals, on the particular ground that he never shared them. Contrary to what is usually said, nietzsche has always been but reserved as concerns the musical works of the master. And from his first writings on, he kept on criticizing, clearly and firmly, the aesthetic and philosophic conceptions of the musician. The whole question of the links between nietzsche and wagner must then be scanned again. The question is not so much to know when and why nietzsche changed his mind, as he never did, but to learn how such a misunderstanding found its way between them. For a while, nietzsche thought that wagner was sharing his views on tragedy ; it took him a long time until he knew it was a mistake. The main point is : the dramatic confusion comes from the equivocal nature of words added to wagner's lack of rigour. Both used the same terms (music, greaks, tragedy. . . ) but would apply just the contrary meaning to them. Finally, the most striking think is that it took so long for us to part.

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  • Détails : 1 vol. (367 f.)
  • Annexes : Bibliogr. : 187 réf. Index

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