Canons et théories de proportions du corps humain en France (1780-1895)

par Claire Barbillon

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de Pierre Vaisse.

Soutenue en 1998

à Paris 10 .


  • Résumé

    La question du canon de proportions, qui a fait l'objet d'etudes pour l'antiquite et la renaissance, continue de se poser dans les theories et l'enseignement des beaux-arts au xixe siecle. La constitution, puis l'etude du corpus que constituent les textes rediges explicitement a l'intention des artistes par des auteurs issus d'horizons differents - peintres, sculpteurs, theoriciens de l'art, anthropologues, anatomistes - permet de mesurer la richesse, les enjeux et les evolutions de cette question depuis la penetration des theories neo-classiques en france, a la fin du xviiie siecle, jusqu'au tournant des xixe et xxe siecles, qui voit l'avenement du canon scientifique. Apres une premiere remise en cause de l'hegemonie du modele canonique antique, effectuee au nom des concepts developpes par la philosophie des lumieres de nature et de verite, et permise par les progres accomplis par la science anatomique, la question du canon de proportions trouve une place au coeur du debat esthetique francais nourri par les theories neo-classiques. La reference a l'antique persiste sous une double forme : celle du mythe d'un modele unique, le canon de polyclete, qui n'est connu en france, jusqu'aux annees 1880, que par la lecture de fragments de textes grecs ou latins, mais donne lieu a tout un faisceau de conjectures et interpretations ; celle d'un pantheon compose de sculptures antiques consacrees par une tradition academique, enrichi, diversifie, puis remis en cause par certaines voix avant son extinction progressive dans les manuels de dessin. Un nouveau type de references apparait a partir des annees 1830 dans nombre de traites de proportions ou d'ouvrages d'anatomie artistique y consacrant une part de leur etude : les auteurs manifestent du gout pour l'erudition historique, rapportent et commentent des exposes canoniques glanes dans les theories de l'art, depuis les modeles egyptiens jusqu'a la renaissance. Parallelement, les investigations techniques des theoriciens de la question des proportions se developpent, explorant, a partir de deux modeles dominants (le canon de huit tetes et celui de sept tetes et demie) des possibilites alternatives qui mettent en jeu une multiplicite d'unites de mesure et l'etude de rapports proportionnels complementaires, elargissant le champ des mesures dites canoniques qui se limitaient en general aux rapports proportionnels de hauteur


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Informations

  • Détails : 937 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 302 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 98 PA10-120 (1-3)
  • Bibliothèque : Institut national d'histoire de l'art. Collections Jacques Doucet (Paris). Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : Mfiche 223/2418
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