Les rébellions paysannes en Colombie : histoire et question agraire (1920-1990)

par José Afranio Ortiz Bernal

Thèse de doctorat en Anthropologie-ethnologie

Sous la direction de Pierre-Philippe Rey.

Soutenue en 1998

à Paris 8 .


  • Résumé

    Ce qui nous intéresse le plus dans cette étude, c'est l'histoire des acteurs sociaux et non celle de l'État. Notre objectif est de les différencier l'une de l'autre même si elles sont entremêlées. Nous partons du principe que ce sont les hommes et l'économie qui produisent la politique et que par conséquent ce sont eux qui font l'histoire et les idéologies qui marquent la société dans son ensemble. C'est dans ce sens que nous souhaitons réhabiliter le monde paysan et la classe moyenne en lui donnant la place qui lui revient dans la société, connaître sa vision du monde, son comportement et ses valeurs, son organisation et sa lutte prolongée à travers son fil conducteur : la terre et la rébellion. A tout ceci se rajoute le désir de vouloir approfondir de façon critique une autre série d'interrogations qui se posent lorsque Colombiens et étrangers évoquent le pays. D'où vient l'invincibilité de la guérilla colombienne depuis plus de 35 ans ? Quelle est l'impotence réelle de la production agricole d'un pays qui vécut longtemps du café et qui s'est industrialisé grâce à lui ? Pourquoi et comment se sont développées les cultures illicites dans le pays ? Pourquoi existe-t-il une guerre prolongée et permanente dans les campagnes et dans le pays, ce qui a engendré de multiples violences et permis la création de fortunes colossales ? Pourquoi l'impunité et le blocus politique et démocratique dans un pays qui n'a connu que peu de coups d'État militaires ? Cet ensemble d'interrogations nous pousse à approfondir la problématique nationale à travers les conflits sociaux et en particulier le développement et l'action politique de la classe moyenne.

  • Titre traduit

    Farmer rebelions in Colombia : history and land question (1920-1990)


  • Résumé

    In this study, we are more interested in the history of the social actors than in the history of the state. Our objective is making the difference between each other even though they are intermixed. We are working on the principle that men and economy are the producers of politics, and as a consequence make the history and the ideologies society is made of. We want to reinstate the farmer world and the farmer class in society, to know their vision of the world, their behaviors and values, their organization and their extended fight through its vital lead: soil and rebelion. Other questions come when Colombians and foreigners touch on the country. What have been the causes of the invicibility of the Colombian guerilla for more than 35 years? What is the real disability of agricultural production in a country whose economy had lived on coffee for a long time and that got industrialized thanks to it? Why and how did illegal cultivation grow in the country? Why is there an extended and permanent war that has caused so much violence and made it possible to raise huge fortunes? Why is there impunity and political/democratical blockade in a country that knew only a few military coups? This set of questions urges us on going more about the national problem through the social conflicts and, in particular, the development and the public action of the farmer class.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (506 f.-[11] f. de pl.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 483-495

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TH 3354/1,2
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