Shen Zongqian : Jiezhou Xuehua Bian : un traité de peinture chinoise du XVIIIème siècle

par Frank Vigneron

Thèse de doctorat en Etudes d'Extrême-orient

Sous la direction de Ian McMorran.

Soutenue en 1998

à Paris 7 .


  • Résumé

    L'étude sur la peinture de "Bateau-grain de moutarde" (Jjiezhou xuehua bian) est un traité de peinture écrit à la fin du dix-huitième siècle par un peintre de paysages et de portraits nommé Shen Zongqian. De nouvelles informations sont données ici sur cet ouvrage fameux à l'auteur presque inconnu. Une présentation de l'environnement historique et socio-économique de la période, ainsi que sa vie intellectuelle et artistique, la première tentative d'une biographie de l'auteur, la première traduction intégrale du traité, une analyse de la théorie picturale et le premier catalogue raisonné de son œuvre peinte éclairera d'un jour nouveau l'histoire de la théorie picturale et le genre du portrait à la fin de la dynastie des Ming. Ce n'est pas seulement la clarté de sa structure qui met ce traité à part dans l'histoire de la littérature esthétique chinoise, mais aussi ses caractéristiques moins évidentes, comme le recours aux même méthodes analytiques sur tous les plans de la réflexion ainsi que le tour visiblement pédagogique et pratique de ses démonstrations. Cependant, au-delà des qualités intrinsèques de ce livre, c'est l'auteur lui-même en tant que peintre de portrait qui apporta à la théorie de la peinture orthodoxe un nouveau champ de recherches. Shen Zongqian, en consacrant la moitié de son livre au portrait et à la peinture de personnages, leur accorde autant d'attention qu'à la peinture de paysage. Ainsi, en donnant au portrait une base théorique, qui le rendrait plus acceptable à un public de lettrés, l'auteur essaya discrètement d'ouvrir la porte à un nouveau genre pour les peintres amateurs du dix-neuvième siècle. Grâce à cette nouvelle tournure d'esprit, annoncée dès la dynastie des Ming par une multitude de peintres qui s'adonnèrent au portrait, ce genre, traditionnellement considéré comme une discipline d'artisan, allait finalement être transformé au dix-neuvième siècle en une activité parfaitement légitime pour la classe des lettrés peintres amateurs.

  • Titre traduit

    The studies on painting of mustard seed-boat (Jiezhou Xuehua Bbian) by Shen Zonquian, spokesman of the painting orthodoxy at the end of the Eighteenth century


  • Résumé

    The studies on painting of mustard seed-boat (jiezhou xuehua bian) is a treatise on painting written at the end of the eighteenth century by a landscape and portrait painter named shen zongqian. New informations are given here on this well-known book by an almost unknown author. A presentation of the period's historical and socio-economical environment, as well as its artistic and intellectual life, the first attempt at a biography of the author, the first complete translation of the treatise, an analysis of the painting theory and the first catalogue raisonne of his painted works will shed new lights on the history of painting theory and the genre of portrait painting at the end of the Qing empire. It is not only the clarity of its structure that puts this treatise apart in the history of chinese aesthetic literature, but also its less obvious qualities, like the use of a single analytical method on all the levels of its reflexion as well as the pedagogical and practical turn of mind of its demonstrations. Beyond the inner qualities of the book though, it is the author as a portrait painter who brought to the orthodox painting theory a new field of research. Shen Zongqian dedicates half of his book to portrait and figure paintings and gives them as much attention as landscape painting. Thus, by giving the portrait a theoretical basis, that would make it more readily acceptable to a literate audience, the author tried discreetly to open the door to a new genre for the amateur painters of the Nineteenth century. Thanks to this new frame of mind, heralded since the ming dynasty by a multitude of painters who turned to portrait, this genre, traditionaly considered as a craftsman's domain, was to be eventually transformed in the nineteenth century into a perfectly legitimate endevaour for the literati class of amateur painters.

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Informations

  • Détails : 2 vol.(455 p.)
  • Notes : Thèse non reproduite
  • Annexes : 139 ref. Annexes

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : TL (1998) 034
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