Expression du récepteur de l'acétylcholine dans le thymus humain et sa régulation : implication dans la myasthénie

par Abdelilah Wakkach

Thèse de doctorat en Médecine

Sous la direction de Sonia Berrih-Aknin.

Soutenue en 1998

à Paris 5 .


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  • Résumé

    Le thymus joue un rôle essentiel dans la pathogénie de la myasthénie (MG) : la thymectomie améliore l'état des patients et de fréquentes anomalies histologiques sont trouvées. Le thymus hyperplasique de malade paraît être le site d'activation et d'expansion des lymphocytes autoréactifs, probablement en réponse au récepteur de l'acétylcholine (RACh), l'autoantigène principal. La présence du RACh dans le thymus et son rôle dans la MG ont fait l'objet de nombreuses spéculations. L'objectif principal de mes travaux a été de clarifier les résultats controversés de la littérature, par l'étude de l'expression du RACh et de sa régulation ex vivo et in vivo. Mes principaux résultats son les suivants : 1-J'ai établi des lignées immortalisées de cellules myoïdes et épithéliales (Coll avec C. Gespach INSERM U 482). 2- J'ai exploré l'expression du RACh dans deux types cellulaires : une lignée myoïde et les cellules épithéliales en culture primaire (CET) ou en lignées. Les résultats sont résumés dans le tableau suivant : (ici s'insère un tableau). Nous n'avons pas noté de différence qualitative ni quantitative entre le RACh exprimé au niveau des CET provenant de thymus de patients myasthéniques et témoins. Cependant, nous ne pouvons pas exclure qu'une modification locale et transitoire de l'expression du RACh joue un rôle dans l'induction de la réponse anti-RACh. 3- J'ai exploré la régulation de l'expression du RACh par deux molécules : le CGRP (neuropeptide) est capable d'augmenter l'expression du RACh et des récepteurs spécifiques ont été mis en évidence à la surface des CET, l'IFN-γ induit une augmentation considérable de l'expression du RACh. En conclusion, nos travaux soulignent les interactions entre le système immunitaire et le système neuroendocrinien. Compte tenu que des événements de stress ou des dysrégulations hormonales sont fréquement associés à des maladies autoimmunes, et notamment à la MG, des neuromédiateurs produits en excès pourraient déclencher une surproduction de cytokines et une modification de l'expression de l'autoantigène, et donc entraïner l'induction ou l'amplification de la réponse autoimmune.

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Informations

  • Détails : 192-XXIIf.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 5803
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