Construire en verre : de nouveaux matériaux pour l'architecture 1881-1937

par Anne-Laure Carré Coursaris

Thèse de doctorat en Art et archéologie

Sous la direction de François Caron.

Soutenue en 1998

à Paris 4 .


  • Résumé

    A la fin du XIXe siècle, la verrerie est restée une industrie traditionnelle. Les transformations commencent par l'élément pivot de la fabrication verrière : le four. Le verre utilisé dans la construction est de trois types. Le verre à vitres, soufflé à la bouche est le plus répandu. La glace, coulée et poue est le vitrage le plus luxueux. Enfin, le verre coule est un produit hybride, empruntant à la glace son mode de fabrication et au verre à vitre ses emplois. Ce troisième produit est à l'origine d'une "gamme" de produits verriers, développée à partir des années 1890. A la faveur des prescriptions hygiénistes, ils vont être recommandés partout où l'on recherche l'éclairage sans la vue. Les propriétés du verre, transparence, translucidité, réflexion, et ses qualités de matériau lisse. Lavable et sans joint en font un matériau particulièrement apprécié. Les moulages en verre, tuiles, dalles, pavés ou briques sont utilisés insérés dans des cadres métalliques. Mais le développement de la construction en béton armé leur offre des emplois plus structurels. L'image du verre dans l'architecture se transforme grâce à des réalisations où le verre n'est plus seulement vitrage, mais dallage translucide ou mur éclairant. La maison de verre devient possible. La période de l'entre-deux-guerres est un temps d'adaptations difficiles pour les verreries et les glaceries. Le soufflage à la bouche est enfin abandonné, mais malgré l'étirage mécanique, le verre à vitre ne rivalise pas pour autant avec la glace. Les surfaces de vitrage énormes, le pan de verre, sont une des caractéristiques de l'architecture des années 20,30. Mais les propriétés thermiques mal étudiées sont la cause de quelques déboires. Les produits moulés sont améliorés grâce au procédé de trempe mis au point par Saint-Gobain en 1928. Le pavillon construit par la compagnie en 1937 est l'illustration des nouvelles possibilités architecturales offertes par le verre.

  • Titre traduit

    Building with glass new materials in architecture 1881-1937


  • Résumé

    At the end of the 19th century glass making is still a traditional industry. The transformations begin with innovations in the pivotal element of glass production: the furnace. Three types of glass are used in construction. Window glass, blown by mouth is the most common type. High quality plate glass, cast and polished is the most expensive. Finally, rolled glass is a hybrid product which combines the fabrication techniques of the latter and the end use of the former this third type is at the base of a "range" of glazing products, developed from the 1890's onwards. Recommended by the hygienist movement, this last type will be specified in areas requiring indirect light. The properties of glass, transparent, translucid, reflective and its qualities as a smooth, jointless and washable material make it a very attractive product. Glass cast in the forms of roof tiles, paviours, blocks or bricks used with steel frames and the development of reinforced concrete techniques create opportunities for more structural uses. New uses beyond simple glazing such as in translucid floors or lighting walls transform the image of glass. The all glass house becomes possible. The period between the two world wars is a difficult time as manufacturers struggle to implement changes. Mouth blowing is finally abandoned but despite advances in mechanically drawn glass, rolled glass remains inferior in quality to plate glass. In the 20's and 30's larger glazing areas and glass walls form the new vocabulary of architects who neglect however the thermal properties of glass resulting in serious problems. Pressed glass products are improved in quality with the use of toughening techniques developed by Saint-Gobain in 1928. The pavilion built by the company in 1937 is a demonstration of the new possibilities for glass in architecture.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol., 507 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 497 ref.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Institut de recherches historiques du Septentrion. Bibliothèque.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MIC TH 2700
  • Bibliothèque : Université de Paris-Sorbonne Paris 4. Service commun de la documentation. Bibliothèque Serpente.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : BUT 4196
  • Bibliothèque : Conservatoire national des arts et métiers (Paris). Bibliothèque Centrale.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : CDHT C 692

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 2039
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.