Limites et effets de la centralisation en correze de 1800 a 1848

par Élisabeth Barge-Meschenmoser

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean Tulard.

Soutenue en 1998

à Paris 4 .

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  • Résumé

    Avec l'institution des prefets, la centralisation prenait une autre dimension. Pour les auteurs de la loi du 28 pluviose an viii, la centralisation paraissait etre un systeme parfait, les consignes partant de paris et arrivant dans le plus petit village avec l'efficacite du "fluide electrique", et ce grace aux prefets, sous-prefets et maires. Seulement la realite etait un peu differente de la theorie. Tout d'abord parce que les administrateurs n'etaient pas toujours choisis pour leurs competences, ils pouvaient l'etre par defaut de candidats ou par relations. Ensuite, ils ne furent pas seulement des instruments au service de l'etat. Ils leur arriva d'interpreter ou d'ignorer les ordres. Et enfin, les prefets pouvaient difficilement se conduire en maitre absolu dans le departement car il leur fallait composer avec les notables et les autres fonctionnaires. Les administrateurs etaient donc eux-memes des limites au fonctionnement parfait du systeme. Les correziens s'opposerent a l'emprise de l'etat. Ils refuserent de partir a la guerre ou d'adopter les progres prones par paris. Toutefois, si l'etat ne parvenait pas a etre aussi efficace qu'il l'eut souhaite, il imprimait sa marque dans l'evolution du departement : c'etait sous son impulsion que l'enseignement progressait et que la correze s'equipait d'un bon reseau routier. Le systeme de la centralisation, dotant tous les departements des memes outils, ne favorisait pas la correze. En effet, l'etat avait tendance a favoriser les departements riches en y envoyant les meilleurs administrateurs et en accordant des budgets de fonctionnements proportionnels a la richesse du departement. Aussi, meme si elle avait enregistre des progres, la correze restait en 1848 le departement pauvre qu'elle etait en 1800, parce qu'elle n'avait pas eu les moyens de rattraper son retard et parce que ses habitants opposaient de la resistance au "progres".

  • Titre traduit

    1800-1848 in the departement of correze : limits and successes of the centralization


  • Résumé

    With the new institution of prefets, the centralization in france took on a new dimension. Theoretically speaking, for the authors of the 28 pluviose an viii law, centralization was a perfect system through which the state's orders could reach the smallest of villages, via the prefets, sous-prefets and maires. But reality was sometimes more complex. First of all, the administrators were not always appointed for their particular skills : they could be nominated simply by lack of other candidates, or because they knew the right people. Secondly, they were rarely the reliable instruments the state wanted them to be. They often interpreted or even ignored the orders sent them by their hierarchy. And last, the prefets could hardly behave as masters of their departement, for they had to compromise with the notables and all the other civil servants. Through their own human and social limits, the administrators did not always allow for the success of centralization. The people of correze were against the state's influence in their departement. They often refused to go to war and opposed the innovations advocated by paris. However, the centralized state did have an influence on the depcirtemenfs evolution. Through its impulse, education made substantial progress, and the road network in correze improved considerably. The centralized system of government was supposed to give each departement the same tools. But it did not favour correze. As a matter of fact, the state was more generous with the richer departements, sending them the best administrators and granting them higher budgets. In 1848, despite a few improvements, correze remained as poor as it was in 1800, because it was not given enough means to catch up with the other departements, and because its inhabitants were opposed to a certain idea of + progress ;.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2000 par Pulim à Limoges

L'administration préfectorale en Corrèze (1800-1848) : limites et effets de la centralisation


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol., 827 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 194 ref.

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