Du spirituel dans l'art verbal à la lumière d'un verbe-fée : une lecture de l'œuvre de Malcolm de Chazal, à la lumière de la rencontre des isotopies /religion/ et /langage/ dans Sens-Plastique

par Hélène Laprevotte

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Georges Molinié.

Soutenue en 1998

à Paris 4 .


  • Résumé

    Il s'agit d'approcher les rapports de l'art et du spirituel chez Malcolm de Chazal à travers la rencontre des références au religieux et au matériau spécifique de l'art verbal, des dénotations les plus évidentes aux connotations les plus subtiles. Dans cette optique, la première partie analyse d'abord le contexte mauricien d'émergence de l'œuvre chazalienne. Elle présente de façon détaillée un corpus large (les trois quarts de l'œuvre) et le corpus restreint de Sens-plastique, qui a fait l'objet d'analyses sérielles. Les deuxième et troisième parties procèdent au classement des nombreuses sous-isotopies des isotopies /religion/ et /langage/, mettant en évidence un usage largement métaphorique du langage, ou les deux isotopies apparaissent du cote des comparants comme des compares. La quatrième partie commence par montrer l'intrication des deux isotopies dans le tissu même de l'œuvre à travers l'inventaire des isotopies d'entour très diverses, notamment la très récurrente /corps humain/. Mais elle présente surtout le milieu métaphorique sens-plasticien dans la variété de ses formes. L'alliance des métaphores avec les antonomases, antanaclases et syllepses met les signifiés en vibration, dont celui de dieu. Le langage et le religieux sont mis au rang des phénomènes naturels tout en haussant ceux-ci au niveau de l'humain. Trois stylèmes organisent le système sémiotique de l'œuvre: la relation un/multiple, la réversibilité et la tension sacre/profane. Je relie la plasticisation et la mise en scène du sens à la performativité de la parole chazalienne. A la lumière du concept surréaliste de merveilleux et bouddhique de ku, j'en arrive au versant heuristique de ce verbe, qui renvoie le lecteur à sa relation au monde vibrant de potentialités. La métaphore, dont la fleur est elle-même la métaphore, est à la fois lieu et modèle de l'art et du religieux comme expériences de dépassement de limites, mimant le dynamisme de la vie au service d'un humanisme cosmique.

  • Titre traduit

    The spiritual in verbal art, through the light of fairy word


  • Résumé

    This analysis examines the relationship between art and spirituality through the juxtaposition of religious and verbal references in Malcolm de Chazal's works. Starting from obvious denotations, I then move onto more subtle connotations. The first part of my dissertation analyses the Mauritius context in which Malcolm de Chazal has composed his works. This section offers a detailed study of two types of corpus; a long one (3/4 of Chazal's works) and a shorter one, Sens-plastique, which has been the subject of serial analysis. My second and third chapters classify the numerous subisotopes from the religious/and/language isotopes, which reveal a metaphorical use of language. My point is that the two isotopes appear on both sides: that which compares and that which is compared. The fourth part shows the intrication of these two isotopes within the construction of Chazal's work itself. It assesses the many surrounding isotopes, especially the recurrent one of the /human body/. This part reveals more specifically the variety of metaphorical forms within Sens-plastique. The union of metaphors and antonomasias, antanaclases and syllepses put the 'signified' into motion, notably where god is signified. Language and the religious are placed within the natural order, which, in the process, becomes more human. Three "stylemes" organize the semiotic structure of the text: the relation one/multiple, the reversibility and tension between sacred/profane. I draw links between poetic language ('plasticisation') and constructions of meanings within the performative language used by de Chazal. In the light of the surrealist concept of "merveilleux" and the Buddhist notion of ku, I analyze the heuristic of Chazal's word which sends the reader back to his own relationships with the vibrant potentialities of the world. The metaphor, of which the flower is itself the metaphor, is, at the same time, the place and the model of the art and the religious, that is seen as a way to go beyond any limits. Mimicking life's dynamics, it serves a form of 'cosmic' humanism.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 463 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 631 ref.

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