La representation du canada dans les ecrits des historiens canadiens anglophones, de la confederation a nos jours

par LAURENCE CROS

Thèse de doctorat en Études nord-américaines

Sous la direction de JEAN MICHEL LACROIX.

Soutenue en 1998

à Paris 3 .


  • Résumé

    Le but de ce travail est d'offrir une analyse des representations du canada proposees par les historiens anglophones de ce pays. On a choisi d'etudier les historiens canadiens anglophones, plutot que les intellectuels en general, parce qu'ils se sont tres tot attribue un role moteur dans la definition de la specificite nationale et le renforcement du sentiment d'unite. Ce role apparait essentiel du fait de la situation particuliere du canada : colonie n'ayant pas connue de guerre d'independance. Etat devant se demarquer d'un voisin fort semblable, pays dont la diversite ethnique ne cesse de s'accentuer. Les historiens representent le canada de facon fort variee, mettant en lumiere les caracteristiques politiques, sociales, economiques ou naturelles qu'ils estiment les plus benefiques au developpement national. Cette diversite ne doit cependant pas masquer la continuite de l'effort mis en oeuvre pour forger une specificite nationale face aux trois grands defis poses au canada : la dependance envers la grande-bretagne, l'influence americaine, la presence francophone. Si la primaute accordee a cette recherche identitaire n'est pas surprenante au moment de la formation nationale, il est moins normal de la retrouver apres que le pays a conquis le droit a une existence unie et independante. Il s'agit donc d'une identite continuellement en sursis, qui se trouve menacee au moment meme ou elle croit s'etre le mieux definie. Il s'agit aussi d'une identite relative, puisqu'on montrera qu'elle s'etablit necessairement par rapport a des partenaires (anglais, americains, francophones). Ces caracteres recurrents, identite en sursis, identite relative, finissent par creer l'impression paradoxale que la specificite nationale canadienne existe d'autant plus qu'elle ne cesse de se chercher.


  • Résumé

    The purpose of this work is to offer an analysis of the way canada is represented by english- speaking canadian historians. Historians, rather than intellectuals in general, were chosen as the object of study because since the beginning of historical writing in canada, they chose to describe themselves as key agents in the process of defining a national identity and defending national unity. Such a role is crucial in a country whose identity is particularly fragile, due to the lack of a proper declaration of independence from great britain, the difficulty of differentiating itself from the united states, and the internal pressure of ethnic and regional diversity. Historians represent canada in many varied ways; they focus on the political, social, economic, or environmental characteristics which they each consider beneficial to its national development. This variety, however, should not blur the underlying unity of the shared effort to create a specific national identity. Historians' focus on national identity is not unexpected at the time when canada was built; it is more surprising after the country has proven its existence as a united and independent state on the american continent. The canadian identity, as it is analyzed by historians, seems perpetually threatened, even when it should be well anchored. It is always a relative identity, established in relation with three main partners (great britain, the united states, and the french-speaking community). Ironically, these characteristics seem to show that the canadian identity is all the stronger for always seeking to find itself.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 502 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 479 ref.

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