Les trois traductions francaises de moby-dick de herman melville

par ISABELLE GENIN

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de Paul Bensimon.

Soutenue en 1998

à Paris 3 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    La these est une etude comparative des trois traductions francaises de moby-dick de h. Melville: celle de jean giono, lucien jacques et joan smith (1941), celle d'armel guerne (1954), et celle d'henriette guex-rolle (1970). L'etude de nombreux exemples est faite du point de vue du lecteur: lecteur anglophone et francophone. Le but est de degager les grandes tendances de chaque texte, de reperer les procedes deformants et de mettre au jour les espaces de creation qui apparaissent dans chaque version. L'ecriture du roman presente d'immenses difficultes pour le traducteur qui doit affronter des contraintes multiples et contradictoires. Sa profusion extreme, son desordre apparent, brisent le cadre exigu du langage pour permettre a melville d'exprimer un monde par essence inexprimable. Les quatre axes de comparaison sont quatre facettes de cette unique demarche, chaque domaine posant, pour les traducteurs, des problemes specifiques. 1) les voix: voix des quakers, voix populaires, voix exotiques et voix des travailleurs de la mer. 2) dire l'indicible: fonctionnant en reseaux sous-jacents ou par agglomerats, les affixes negatifs rappellent au lecteur que moby dick ne peut etre decrit qu'en termes de ce qu'il n'est pas. Associes aux doubles negations, ils creent une zone d'ombre entre les deux poles semantiques d'un mot et de son contraire. 3) l'adjectivation: les nombreux adjectifs sont le reflet de la voix du narrateur qui procede par empilement, associations et connotations. 4) mise en images et en musique: melville favorise les moyens d'expression indirects, mediats, ceux qui transmettent du sens en dehors des rapports conventionnels signifiant/signifie: les metaphores et les figures sonores, rythmiques et iconiques que dessinent les groupes de mots et les phrases.


  • Résumé

    This dissertation is a comparative study of the three french translations of moby-dick by melville: that by jean giono, lucien jacques and joan smith (1941), that by armel guerne (1954), and that by henriette guex-rolle (1970). The study of many examples is carried out from the point of view of both the english-speaking and the french-speaking reader. The aim is to show the general tendency of each text, to point out some processes significantly changing the experience of the reader of the translation and to assess the passages where translating becomes creative writing in its own way. The style of the novel makes the translator's task challenging as he has to find a way out of numerous conflicting priorities. The abundance of the language and its apparent disorder enable melville to transcend its limitations and express what is beyond the power of words. The main four lines of comparison are four aspects of that attempt, but each raises specific problems for the translator. 1) voices: the quakers, the uneducated people, the exotic characters and the sailors. 2) words for what is beyond words: negative affixes and double negative forms which blur the frontier between a word and its contrary. 3) adjectives: reflecting the narrator's voice piling up words and connotations. 4) creating images and music: through metaphors, repetitions of words and sounds, word order and sentence patterns.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 492 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 271 ref.

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  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Section Censier.
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