De l'intentionnalite vers l'epreuve de la subjectivite : aux limites de la phenomenologie francaise contemporaine

par François-David Sebbah

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jacques Colette.

Soutenue en 1998

à Paris 1 .


  • Résumé

    Il s'agit de tenter d'evaluer la fecondite d'un certain nombre de pratiques francaises contemporaines de la methode phenomenologique. L'enquete se concentre sur les oeuvres de j. Derrida, de m. Henry, et d'e. Levinas. Fondamentalement, l'"air de famille" commun a ces differents auteurs consiste en une pratique qui se porte aux limites de la phenomenologie. On pourrait parler d'une phenomenologie excessive au sens ou elle se porterait en direction de ce qui excede le champ de l'apparaitre et le pouvoir de se donner ce qui apparait en tant que tel : l'intentionnalite. Cette pratique de la methode phenomenologique ne court-elle pas ainsi le risque de mettre en oeuvre une reduction phenomenologique excessive qui, a se vouloir trop radicale, ferait paradoxalement eclater les contraintes de sa propre pertinence? que peut-on attendre de l'epreuve des limites de la methode phenomenologique? comment les differents auteurs lus ici se situent-ils les uns par rapport aux autres en cette epreuve commune? on pose ces questions au travers d'une etude de la question de la temporalite qui est de ce point de vue exemplaire, puis au travers d'une etude de la question de la subjectivite, notion qui apparait comme un point commun essentiel de ces oeuvres. On fait en effet l'hypothese que tenter de decrire la limite meme de la phenomenalite reconduit vers l'epreuve de la subjectivite. Le travail se termine sur l'examen de la question de l'usage, du bon usage, de ces pratiques de la methode phenomenologique.

  • Titre traduit

    From intentionality to the experience of subjectivity : at the border of french contemporary phenomenology


  • Résumé

    The aim of this thesis is to evaluate the fruitfulness of a certain number of contemporary french approaches to a practice of the phenomenological method. The study concentrates on the work of j. Derrida, m. Henry and e. Levinas. Fundamentally, the "family resemblance" that these authors have in common stems from the fact that their practice reaches to the very limits of phenomenology. One could even speak of a phenomenology carried to excess, in the sense that it stretches in the direction of that which exceeds intentionality, i. E. The domain of appearances and the capacity to experience that which appears to be donated as such. One can ask whether this practice of the phenomenological method does not run the risk of carrying out an excessive phenomenological reduction which, by trying to be too radical, might paradoxically break the bounds of its own relevance. What can be expected from examining what is experienced at the limits of the phenomenological method? how do the various authors studied here situate themselves and each other with respect to the common features of what is experienced? these questions are posed through a study of the question of temporality, which is exemplary from this point of view; and then through a study of the question of subjectivity, a notion which appears as an essential common point in the works of these authors. Indeed, this study suggests the hypothesis that the attempt to describe the very limits of phenomenality leads back to the question of what it is that is subjectively experienced. The thesis ends by examining the question of the use, the appropriate use, of these ways of practicing the phenomenological method.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2001 par Presses universitaires de France à Paris

L'épreuve de la limite : Derrida, Henry, Levinas et la phénoménologie


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La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (441 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 234 ref.

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