Circulation internationale des connaissances technologiques, politique commerciale et croissance de la productivité dans les stratégies d'industrialisation en économie ouverte

par François Nkoa

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Christian Montet.

Soutenue en 1998

à Montpellier 1 .


  • Résumé

    La politique commerciale depuis longtemps et jusqu'à présent est considérée dans les théories économiques dominantes comme la principale politique de stimulation de la croissance de la productivité et donc du développement industriel dans les pays en développement alors que la politique technologique est très peu prise en compte. Et ceci se vérifie aussi bien dans les travaux théoriques qui mettent l'accent sur l'accumulation du capital physique ou dans les travaux d'inspiration shumpeterienne où l'accent est plutôt mis sur l'accumulation du capital connaissance. L'explication réside dans l'hypothèse courante que les connaissances technologiques circulent sur le plan international et que les pays en développement peuvent en bénéficier. Pendant longtemps, cette hypothèse reposait sur l'idée que la technologie possède les caractéristiques d'un bien public pur. Par conséquent, les pays en développement pouvaient en bénéficier automatiquement et à des coûts considérés comme dérisoires. Dans les années récentes, cette hypothèse a été abandonnée pour adopter celle plus réaliste que la technologie ne possède que partiellement les attributs d'un bien public et par conséquent qu'elle peut être sous le contrôle d'individus ou de firmes et surtout elle peut être localisée sur le plan géographique dans les pays développes. Les pays en développement peuvent donc ne pas avoir accès a ces connaissances technologiques. La question que se sont posée de nombreux économistes ces dernières années est de savoir les implications sur le processus de développement des pays en retard de ce changement. Dans la théorie économique dominante, l'idée défendue est que les politiques commerciales qui favorisent l'intégration à l'économie mondiale permettent aux pays en développement d'avoir accès à ces connaissances. De nombreux travaux théoriques et empiriques ont été entreprises pour le démontrer. Mais ce résultat n'est possible selon nous que parce que dans les travaux en question seul l'accès aux connaissances technologiques étrangères est considérée. On ne prend pas en compte l'aptitude des pays en développement à exploiter les connaissances technologiques qui existent au niveau international. Or c'est le plus important et le plus difficile parce que la technologie peut être localisée techniquement et qu'il existe une distance technologique entre pays.

  • Titre traduit

    International knowledge spillovers, trade policy and productivity growth in developing countries


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Informations

  • Détails : 1 vol. (415 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Droit, Science politique, Economique et Gestion.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : LTH 98 NKO
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