L'eutypiose de la vigne : caractérisation d'un mécanisme de l'eutypine, toxine produite par Eutypa lata

par Ségolène Colrat

Thèse de doctorat en Biologie moléculaire et cellulaire végétale

Sous la direction de Jean-Paul Roustan et de Alain Latché.

Soutenue en 1998

à Toulouse, INPT .


  • Résumé

    L'eutypiose est actuellement une des plus grave maladie de la vigne. Elle est due à un champignon ascomycète; Eutypa lata, présent dans le tronc des souches. Il agit à distance par l'intermédiaire d'une toxine, l'4-hydroxy 3-(3-méthyl 3-butène 1-inyl) benzaldéhyde, appelée eutypine qui est impliquée dans le développement des symptômes caractéristiques de la maladie se manifestant au niveau des parties herbacées. Au laboratoire, il a été montré que les cellules de vigne étaient capables de métaboliser l'eutypine en un composé non toxique pour la vigne, l'alcool l'4-hydroxy 3-(3-méthyl 3-butène 1-inyl) benzylique, nommé eutypinol. L'objectif des travaux de recherche présentés ici est de caractériser le mécanisme de détoxication de l'eutypine en vue de développer des moyens de lutte contre la toxine. Afin de caractériser le système d'inactivation de l'eutypine, la ou les enzymes impliquée(s) dans la réduction de la toxine ont été recherchée(s). Nous avons mis en évidence, plusieurs enzymes capables de réaliser cette conversion. La plus abondante, nommée ER, a été partiellementpurifiée et caractérisée. Il s'agit d'une aldéhyde réductase utilisant le NADPH comme cofacteur, présentant une masse moléculaire de 54-56 kDa et un km de 44 uM pour l'eutypine. Un tel système de détoxication est présent chez d'autres espèces végétales et notament chez Vigna radiata. Une protéine, nommée VR-ERE, présentant une activité eutypine réductase et ayant une masse moléculaire de 36kDa et Km de 6,3 uM pour l'eutypine, a été purifiée à l'homogénéité. Un ADNc codant pour cette protéine a été cloné et introduit dans les cellules de vigne via Agrobacterium tumefaciens. Les lignées transformées génétiquement présentent une activité eutypine réductase supérieure et une plus grande tolérance à l'eutypine que les lignées témoins. Le gène VR-ERE constitue un bon candidat pour conférer à la vigne une plus grande tolérance à la toxine en vue d'étudier le rôle de l'eutypine dans le développement de la maladie et de créer des plantes éventuellement plus tolérantes à l'eutypiose.

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Informations

  • Détails : 105 f.
  • Notes : Thèse confidentielle jusqu'en 2004
  • Annexes : Bibliogr. f.94-105

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Ecole nationale supérieure agronomique. Bibliothèque.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 1998INPT006A
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