Le travail comme constitutif d'une identite individuelle, culturelle et/ou personnelle (questionnement dans le cadre post-moderne)

par NATACHA BOUQUET

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Alain Boutot.

Soutenue en 1998

à Grenoble 2 .


  • Résumé

    Afin d'elucider le role du travail dans l'edification de l'identite individuelle dans les cultures post-modernes, on cherche a savoir si l'identite individuelle se trouve impliquee dans et par le travail post-moderne, et de quelle(s) facon(s) celui-ci collabore a sa construction et/ou deconstruction. Le presuppose au fondement de ce lien est l'idee selon laquelle un certain type de travail, celui de production, constitue bien toujours un des principes fondamentaux des cultures post-modernes. C'est dans cette mesure meme qu'il interfere dans le processus identitaire de maniere a la fois positive et negative. En effet, si l'identite et le travail sont humains dans leur fait d'etre, ils sont culturels et personnels dans leur mode d'etre. Or, ces deux dimensions ne se realisent pas de maniere equilibree ni du point de vue de l'identite ni de celui du travail. Le travail presente une configuration particuliere dans les cultures post-modemes, de par sa primaute et ses caracteristiques memes. Se deployant dans l'espace social et obeissant a la rationalite economique, il renvoie aux dimensions de la production et de la consommation, traversees par des valeurs identiques relevant des rationalites technique et economique. Un tel travail est considere comme exercant une influence positive sur l'identite individuelle. Mais ceci n'est le cas qu'au niveau de la seule dimension culturelle de l'identite. Il y a oubli de la dimension personnelle de l'identite, lequel se manifeste dans la nature meme des problemes denonces et des reactions consecutives. On ne cherche qu'a renforcer l'identite dans sa dimension culturelle en pensant regler les problemes que pose le travail, alors que les reels malaises identitaires se situent essentiellement au niveau de la dimension personnelle de l'identite. Les perceptions et reactions obeissent ainsi au processus de l'illusion. Or, il est possible d'y echapper en s'interrogeant sur l'oubli de cette dimension personnelle et donc sur les causes profondes des problemes personnels. Ces causes sont inherentes a la soumission de l'etre a l'avoir, dont le fondement est l'essence de la technique. Dans ce cadre, l'identite se concevrait en termes d'avoir et non plus d'etre.


  • Résumé

    For study the function of the work in the individual identity construction in the post-modern cultures, we want to know if the individual identity is implied in and by the post-modern work, and how it collaborate on his construction. We think that a certain work, the production work, is fundamental in the post- modern cultures. It's for this reason that it influence the identity, positively and negatively. Identity and work are human fact; but their realisation is cultural and personal. The work is a production work, and is in relation with the production and the consumption. This work influence the individual identity, but only on his cultural dimension. The personal dimension of the identity is forgotten. The reactions at the problems in relation with the work exist only at the level of the cultural dimension of the identity. They are subjected to the illusion process. It is possible to find a solution by questioning the reels reasons of personal problems. These reasons are in relation with the submission of + be ; to + have ;.

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Informations

  • Détails : 1 vol., 357 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 192 ref.

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