Regulation paracrine de la steroidogenese ovarienne par les interleukines 1 et 6

par EMMANUEL BREARD

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Pierre Leymarie.

Soutenue en 1998

à Caen .

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  • Résumé

    Des etudes recentes ont montre que des facteurs paracrines non steroidiens, tels que les cytokines etaient susceptibles de jouer un role dans la regulation des fonctions ovariennes. Le but de cette etude a ete d'explorer les sites de synthese des interleukines 1 et 6 dans l'ovaire du lapin, et de determiner si ces cytokines pouvaient moduler la steroidogenese ovarienne, in vitro. A cette fin, le developpement de follicules preovulatoires multiples a ete induit chez le lapin par injections de gonadotropine equine, les ovaires ont ete ensuite excises et les cellules de granulosa et de theque, issus de follicules preovulatoires, ont ete isolees. Les deux types de cellule ont ensuite ete cultives 24 h, dans du milieu de culture additionne de serum de veau foetal, en presence ou en absence de gonadotropines. Les resultats montrent que les cellules de granulosa et de theque synthetisent des interleukines 1 et 6, et que cette production est inhibee par les gonadotropines fsh et hcg. Les interleukines 1 et 6, en contrepartie, inhibent la production de progesterone stimulee par les gonadotropines, dans les deux types cellulaires, et induisent une legere augmentation du nombre de cellules en culture. L'etude du mecanisme d'action de ces interleukines montre qu'elles affectent les etapes pre- et post-ampc du controle a long terme de la steroidogenese par les gonadotropines, et que ce mecanisme differe selon le type cellulaire considere. Une etude portant sur les cellules luteales bovines a egalement ete conduite. Elle montre que les interleukines 1 et 6 sont susceptibles de reguler la production de progesterone par les petites cellules luteales au cours d'incubations courtes, en presence ou en absence d'hcg. Cette regulation ne semble pas s'exercer par une modulation de la synthese d'une proteine mitochondriale impliquee dans le mecanisme de stimulation rapide de la steroidogenese. Nous concluons que les interleukines 1 et 6 sont des regulateurs potentiels des fonctions ovariennes ; qu'elles pourraient inhiber la differenciation des cellules de granulosa et de theque ; et que les gonadotropines, en inhibant la production des interleukines, s'opposent a l'action antigonadotropique de ces substances.


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Informations

  • Détails : 129 P.
  • Annexes : 270 REF.

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  • Bibliothèque : Université de Caen Normandie. Bibliothèque universitaire Sciences - STAPS.
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