La vitalité ethnolinguistique de la minorité franco-manitobaine (Canada) : facteurs de maintien et facteurs de régression linguistiques

par Anne-Sophie Marchand

Thèse de doctorat en Sciences du langage. Sociolinguistique

Soutenue en 1998

à Besançon .

Le président du jury était Jean-Michel Lacroix.

Le jury était composé de Laurent Masegeta Kashema Bin Muzigwa, Claude Truchot, Raymond Théberge.

Les rapporteurs étaient Jean-Michel Éloy.


  • Résumé

    Cette étude analyse les facteurs de développement et d'assimilation de la minorité linguistique francophone du Manitoba à travers le prisme des représentations discursives des locuteurs recueillies lors d'enquêtes de type qualitatif et a pour objectif d'examiner comment les faits (historiques, politiques, scolaires, culturels et linguistiques) sont assimiles puis (re)traduits et exprimes par les individus. En nous aidant de plusieurs méthodes analytiques (analyses de discours, sociolinguistique interactionnelle, etc. ) Et en corrélant à la fois les critères objectifs et subjectifs, on observe différentes formes de survivance de la minorité franco- manitobaine, de la plus visible au sentiment linguistique le plus intime, caractéristiques d'identités en balancement. Par ailleurs, et malgré une politique linguistique canadienne revalorisant le statut du français, on constate souvent que les locuteurs franco-manitobains souffrent d'une diglossie anglais/français et d'une insécurité linguistique qui pèsent fortement sur leurs comportements langagiers et déteignent sur leur francité. Cet état de faits provoque parfois des conflits linguistiques - entre le même et l'autre, entre francophones et vis-vis des autres minorités - générant une schizoglossie voire même une assimilation et influe sur leurs performances langagières (réduction stylistique, surutilisation de variantes due au contact avec l'anglais, etc. ). A l'interface de cet intersecté empreint d'un mélange de deux langues en contact, on peut encore observer dans le parler franco-manitobain le maintien de dialectes français et franco-canadiens tels que le patois jurassien transplante il y a un siècle et le métis (pidgin franco cri (langue amérindienne)), véritables "lieux de mémoire" et de métissage d'identités franco-manitobaines en devenir.


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Informations

  • Détails : 2 vol. (455 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 419-441. Index

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  • Cote : LET.BESA.1998.1006.1
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