L'appareil digestif des mysidacées : structure, ultrastructure, morphologie fonctionnelle et intérêt phylétique

par Laetitia de Jong-Moreau

Thèse de doctorat en Sciences biologiques fondamentales et appliquées

Sous la direction de Jean-Paul Casanova.

Soutenue en 1998

à Aix-Marseille 1 .


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  • Résumé

    Cette etude porte sur l'appareil digestif des mysidaces, en traitant les aspects fonctionnels et les relations phylogenetiques. Sur le plan fonctionnel, le stomodeum offre toujours une remarquable homogeneite avec une region dorsale, stockant et broyant les aliments, et une region ventrale, filtrante. Chez les lophogastrida, sa morphologie permet de distinguer deux groupes d'especes : le groupe gnathophausia, avec un stomodeum archaique, et le groupe lophogaster, ou il forme une poche de reserve avec une jonction estomac-intestin ventrale. Chez les mysida, dans les familles les plus primitives, elle met en evidence des liens etroits avec les lophogastrida, qui sont proches du stock ancestral, notamment chez les petalophthalmidae ou existent des stades de transition. Les premieres analyses moleculaires confirment les hypotheses morphologiques et permettent d'affirmer que la famille des eucopiidae provient de celle des lophogastridae et que la morphologie du stomodeum represente un critere de choix en phylogenie. Le labre, les paragnathes et surtout les mandibules presentent des adaptations morphofonctionnelles directement liees au regime alimentaire des especes, ce qui n'est pas evident pour le stomodeum. Dans l'hepatopancreas, la morphologie des caeca et la repartition des cellules r et b offrent des caracteres plesiomorphes chez les lophogastrida et apomorphes chez les mysida. L'absence de cellules f typiques implique une origine extra-hepatopancreatique pour les enzymes digestives luminales. Une synthese de lipoproteines semble se produire dans les cellules r. Une origine independante des cellules r et b a partir de cellules souches est suggeree. L'organisation de l'intestin est simple et similaire a celle de la plupart des malacostraces. Les cellules intestinales contiennent un seul type de grains de secretion, probablement implique dans la synthese des membranes peritrophiques, sauf chez antarctomysis maxima, ou la presence de deux types de grains et leur abondance sont inhabituelles et suggerent un role enzymatique pour l'un des types. Chez lophogaster typicus, la morphologie fonctionnelle du stomodeum entraine une extreme reduction du diametre intestinal et le materiel non assimile n'etant plus evacue par l'intestin est probablement regurgite.

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  • Détails : 2 vol. (121,122 f.)
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  • Cote : W-410
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