Activité(s) biologique(s) de la prolactine et expression de la couvaison chez la dinde (Meleagris gallopavo)

par Francisca Sônia Crisostomo

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Jean-Paul Ravault.

Soutenue en 1997

à Tours .


  • Résumé

    Ce travail a pour objet de clarifier certains des rôles biologiques attribués à la prolactine au niveau de l'axe hypothalamus-hypophyse-ovaire notamment en liaison avec l'expression du comportement de couvaison chez la dinde. Nous disposons pour compléter ce travail d'hormones recombinantes, telles une prolactine de dinde (RTPRL) et une protéines de fusion, la glutathion-s-transférase liée à la prolactine (GST-RTPRL). La RTPRL a une activité biologique comparable à celle d'une prolactine ovine (OPRL) dans le test du jabot du pigeon, alors que celle de la GST-RTPRL est beaucoup plus faible. In vitro, la CLHRJ-II et le CVIP sont tous deux actifs pour stimuler la sécrétion hypophysaire de LH chez la dinde à tous les états physiologiques testés (pondeuse, couveuse, arrêt de ponte et mue) alors que, seul le CVIP stimule la sécrétion de prolactine. La capacité initiale et ultérieure du potentiel de l'hypophyse à libérer la LH et la prolactine en réponse à des stimulations au CLHRH-II ou au CVIP varient en fonction de l'état physiologique. La présence de taux élevés de prolactine n'a en aucun cas d'effet sur la sécrétion basale de LH et sur la réponse aux stimulations avec du CLHRH-II in vivo, l'administration d'anticorps hétérologues dirigés contre la prolactine de dinde ou d'un immunogène (GST-RTPRL) induisant la formation d'anticorps dirigés contre la prolactine prévient l'expression de la couvaison. Sa prévention permet l'obtention de meilleures performances de ponte. L'OPRL induit également la formation d'anticorps mais les titres restent faibles et insuffisants pour prévenir l'expression de la couvaison. La présence d'anticorps anti-prolactine dans l'oeuf n'affecte ni le développement embryonnaire, ni la croissance ultérieure des descendants. Ces résultats confortent l'hypothèse d'un rôle causal de la prolactine vis-à-vis de l'EE effective in the Near future. Aison et permettent d'envisager dans un futur proche le développement de traitements anticouvaisons basés sur l'utilisation de procédures d'immunisation.

  • Titre traduit

    Prolactin biological activities and incubation behaviour expression in turkey hens (Meleagris Gallopavo)


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Informations

  • Détails : 145 p.
  • Annexes : 191 réf.

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  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Section Sciences-Pharmacie.
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